Véronique (Lala) - 2011-02-26 10:51:48
Cher Luc Perrin.
Si j’adopte votre point de vue (que je respecte) dans ma vie quotidienne, je crains que cela n’ait un effet inverse à ce qu’une âme se convertisse.
Je l’ai pratiqué pendant un moment avec des proches, je peux donc en témoigner.
Au bout d’un certain temps je me suis aperçu que je me mettais les personnes à dos, et, qu’elles avaient de moins en moins envie d’aller vers DIEU, voir même arrêter d’aller à la messe le dimanche. Je les enchaînais refusant de leur laisser leur liberté, et, ne sachant pas à l’époque que nous allons tous à une vitesse différente sur le chemin escarpé qui mène à DIEU.
Après conseils pris auprès de mon accompagnateur spirituel, vivant dans un couvent et avait une vie intérieure riche et profonde…, je pensais qu’il allait aller dans mon sens, à savoir parler de DIEU sans arrêt, inviter sans arrêt aussi à la prière… dire et redire que les personnes étaient dans le mensonge… mais rien de tout cela m’a été dit de faire, bien au contraire.
J’ai donc compris avec le temps, puisque cela s’est avéré vrai et fondé, que de toujours et toujours avoir un discours insistant, il vaut mieux se retirer, prier… et là, oui, cela porte des fruits.
Cela ne m’empêchait pas de temps en temps de dire une petite phrase à la lumière de l’Evangile qui puisse éclairer ces personnes, et on se doit de le faire.
La douceur est payante, sans oublier la patience où nous sommes tous invités à y triompher dans son héroïsme discret. Nous devons également avoir toujours en mémoire que nous avons besoin de notre prochain pour grandir, mais pas en lui tapant dessus à coup de critiques, de médisances, de reproches… à chaque fois qu’il lève le petit doigt.
Je me souviens des paroles d’un vieux prêtre, pieux, vivant dans un monastère. Un jour il m’avait fait le reproche de reprendre sans arrêt les personnes qui n’était pas dans la vérité, parce que je m’adressais à eux avec insistance et trop de fermeté, me croyant mieux qu’elles. Il m’a dit : « vous devez leur parler, les remettre dans le droit chemin, mais il y a une façon de le faire : avec douceur. »
Je n’ai pas écouté ce prêtre, j’ai continué à faire la même chose, notamment avec des personnes proches. Puis, quelques années plus tard, est venu le conseil de mon accompagnateur spirituel (cité ci-dessus). Depuis que j’essaye de l’appliquer, et s’est pas facile, je vois qu’il y a beaucoup plus de grâces. C’est lui qui m’avait parlé de l’héroïsme discret de la patience.
En deux mots, Paris ne s’est pas fait en un jour.
Notre-Seigneur s’est mis dans une sainte colère dans le Temple, mais j’en ai entendu un enseignement complémentaire (audio) à celui que je connaissais. Dès que je peux, comme je vous l’avais déjà écrit sur le Forum, je vous en fais part. Il me faut du temps pour le mettre par écrit.
Fraternellement
Véronique -)
Assise, si le Pape n’y va pas :
- comment les autres religions entendront les paroles de DIEU ?
- Comment pourront-elles être touchées par la foi de Benoît XVI ?
Pour moi, il sera un témoin de l’Evangile, de la foi, de la vérité, de la lumière du monde, de la vie.