Mais où est le problème ?
Mandrier - 2011-02-23 16:10:52
Mais où est le problème ?
Oui mais je ne vois toujours pas le problème! Certes ils sont mariés, mais un avocat au tribunal de la rote à qui je posais une question similaire à propos de saint Henri II et sa femme Cunégonde qui avaient fait le choix de la continence m'expliquait que lorsqu'il s'agit d'un renoncement par amour pour Dieu, on ne pouvait mettre en doute le mariage et encore moins l'acte de renoncement à ses fins. Sinon cela reviendrait à douter du mariage de la sainte Vierge.
J'imagine que si sa femme est devenue carmélite et lui prêtre, c'est qu'ils avaient accepté cette situation. Je ne parviens pas à comprendre pourquoi vous ne pouvez accepter ce que les principaux intéressés ont acceptés. Lorsqu'un moine rentre au monastère, on ne lui présente pas un menu en lui disant "que voudrez vous manger ces 50 prochaines années", on lui dit "il faudra vous abstenir de viande!". Cela n'a jamais empêché les vocations religieuses me semble-t-il. Pourquoi en serait-il autrement avec cet autre aspect de la chair qu'est la sexualité ? Pourquoi un homme marié, s'il veut être ordonné, avoir le pouvoir de renouveller le sacrifice du Christ, ne pourrait-il pas faire le sacrifice de sa sexualité, quand bien même serait-il marié ?
Quand à votre position sur la "tchéka" de la continence... pardonnez-moi, mais c'est un argument de mauvaise foi. Y a-t'il une police similaire chargée de veiller à ce que les prêtres n'aient pas de relations avec des femmes, ne mentent pas, ne pechent pas en général ?
La source de l'amour est Dieu, or personne n'oblige un candidat au sacerdoce, fût-il marié comme c'est le cas ici, à devenir prêtre! Donc, on peut penser que ceux qui veulent vraiment le devenir sont prêt à sacrifier quelque confort de leur vie terrestre.
Pierre dit alors: Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi. [29] Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, [30] ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. (Luc XVIII, 29-30)