Reprenons les choses dans l'ordre
PEB -  2011-02-16 23:25:57

Reprenons les choses dans l'ordre

Avant Trente, il y avait un grand désordre liturgique sous l'influence néfaste de la RPR (religion prétendument réformée). Trente siffla la fin de la partie et il y eut saint Pie V et Quo Primum qui promulgua la forme romaine du rit latin comme règle liturgique normalisée. Divers toilettages intervinrent auxquels le vénérable Pie XII et le bienheureux Jean XXIII apportèrent une touche finale. La bulle Missale Romanum, sans abroger mais en louant au contraire Quo Primum rénova la forme romaine de manière systématique. La forme rénovée devint la règle commune malgré ses imperfections. Mais la liturgie peut-elle être parfaite? Celles des Melkites ou des Maronites sont aussi très bien. Et les Ethiopiens? L'indult de 1984 et la bulle de 2007 ont précisé le champ d'application actuel et dérogatoire de Quo Primum en ce qui concerne la forme traditionnelle et historique de la liturgie. Tout tient dans un mot du §5.1: stabiliter. C'est en effet la condition de stabilité et d'organisation qui autorise, au sein de la vie paroissiale ou religieuse normale, des fidèles à continuer de porter le flambeau de l'usus antiquor. N'oublions pas que toute dérogation à une règle commune ne peut se faire que dans les limites strictes réservées à l'exception. En toute hypothèse, cette circulaire viendrait préciser justement cette notion, à première vue floue, de communauté stable et d'établir le modus operandi du contentieux amiable permettant de mettre en place les célébrations prévues par Summorum Pontificum. Au terme de l'analyse, on pourrait effectivement constater que seul une part assez restreinte mais non négligeable de la population catholique serait effectivement concernée. Justement, le but du motu proprio est de normaliser ces communautés. Que les religieux soient, notamment, à nouveau gérés par le dicastère ordinaire prévu pour leur état de vie n'est pas a priori choquant. La commission Ecclesia Dei est un service ad hoc qui, par construction, n'est que provisoire. Il est fort possible que certains épiscopats, agacés et débordés par des demandes anarchiques formulées de manière vindicatives et revendicatives au mépris de la charité élémentaire, ont peut-être sonné le tocsin. D'où sans doute, une éventuelle remise au pas. PS: Je n'ai aucune entrée à Rome ni même à Paris sinon celle de mon appartement. Les opinions présentée ici résultent d'un travail personnel de déduction.