Un peu de prudence...
PEB -  2011-02-14 17:55:48

Un peu de prudence...

Les mariages de Saint-Nicolas sont parfaitement valides même si la procédure de réception et donc de transcription dans les registres paroissiaux diocésaines n'est pas très évidente. Le ministre du mariage est les époux eux-mêmes. Par exemple, vous partez avec votre fiancée au bout du monde. Catastrophe! Vous êtes isolés, perdus au milieu de l'Océan et ne savez quand reviendrez (d'après un air connu). Au cas particulier, vous pouvez, en pleine liberté, échanger les paroles de consentement, si possible devant un tiers de confiance (v. g. le capitaine du bateau, seul maître à bord après Dieu) et deux témoins. Peut importe que le Commandant ou les témoins soient baptisés dans la Foi chrétienne. Seul compte l'union des époux à, par, avec et en Jésus-Christ. En l'espèce, le mariage est per se parfaitement valide sous réserve des éventuels empêchements. A charge aux époux, de retour dans leur patrie, de faire transcrire l'acte auprès de Monsieur le Curé. Ce dernier pourrait éventuellement réentendre les paroles sacramentelles, ou, du moins, le serment qu'elles ont bien été dites, en présence de l'assemblée sinon de témoins ad hoc. Cela fait que, lorsque deux baptisés sont mariés, ne serait-ce que civilement, leur union acquiert ipso facto le caractère juridique du mariage chrétien. Le rôle du curé est donc d'être le témoin qualifié ordinaire du sacrement. Il est de son pouvoir de juridiction de reconnaître et inscrire l'acte (tandis qu'un ange, le fait au Ciel sur le livre de Vie). Son pouvoir d'opposition est relativement faible: il faut des raisons solides pour s'opposer à une élection divine réciproque. Le curé peut déléguer cette fonction aux vicaires et aux diacres du ressort de sa cure, ou même temporairement à un autre prêtre ou diacre de passage. Les desservants de fait de Saint-Nicolas, n'ayant pas été institués curé par l'ordinaire de Paris ou en accord avec lui, cela pose quelque problème technique, non pas de reconnaissance ou de validité des mariages mais d'autorité sur les registres. Les fidèles de la fraternité devraient, le cas échéant, s'en remettre à l'official de l'Archevêché pour régler les éventuels litiges relatifs aux unions célébrées en ce lieu. Il m'est avis qu'il y a pour le bien des âmes, une tacite reconnaissance de juridiction. Les confessions, au vu d'une réponse ci-dessous (évocation à Rome des cas réservés) semblent être valides par tacite reconnaissance, toujours pour le bien des âmes. C'est ambigu mais comme disait un ci-devant évêque d'Autun, on perd toujours à sortir de l’ambiguïté. La prédication ne se fait que sous couvert de la seule fraternité. Mais l'Astre d'En-Haut visite bien Saint-Nicolas, ce qui est l'essentiel.