Vous m'apprenez une chose
PEB -  2011-02-14 14:47:07

Vous m'apprenez une chose

Je ne pensais pas que la juridiction emportait à ce point la validité de la Confession. A la réflexion, ce n'est pas tant la confession qui est visée mais, il me semble, l'absolution elle-même, qui, en tant que jugement de la miséricorde divine de par le ministère de l'Eglise, suppose un acte juridictionnel (simple) du confesseur sur le pénitent. En ce qui concerne les affaires réservées à cause de l'atrocité ou de la gravité du crime, il faut en référer à l'ordinaire. En l'espèce, le prêtre de la fraternité devrait consulter l'évêque du ressort de la pénitence. On touche ici du doigt la précarité de la fraternité. D'un côté, elle défend la Tradition mais elle refuse de s'inscrire dans le gouvernement ordinaire de l'Eglise. Au passage, la remarque sur la validité des censures, notamment de 1988, frise le sédévacantisme pratique. Ou Rome n'est plus dans Rome, ou un acte du tribunal de la Signature Apostolique m'aurait échappé. Je ne me risquerais pas à mettre ma main au feu pour ce qui relève de l'opinion privé. Une peine peut être injuste mais si elle est infligée légalement par l'autorité légitime, elle n'en a pas moins tous ses effets. Necessitas est lex temporis, je veux bien. Mais la nécessité est suspendue à la charité et la charité est organisée selon le droit. Ce document est aventureux, tout comme l'épopée de Mgr Lefebvre. La seule bonne attitude pour un tel clerc "extérieur" serait, au cas particulier, de se tenir prudemment dans la nef avec les fidèles. Ce qui n'empêche pas de lever le verre de l'amitié sur le parvis avec tout le monde. Grâce à Benoît XVI, on est passé du schisme au quasi-schisme mais il reste encore du chemin à parcourir.