Oser proclamer l'invalidité des censures canoniques est un peu fort de café (...)
Admettons donc que le clerc qui souhaite participer à l'office pense ces censures valides. Il se prépare donc à prendre part à un acte peut-être invalide, en tout cas illicite ? Donc à pécher sciemment ? N'est-ce pas charitable de tenter d'au moins l'en avertir, voire de l'en dissuader ? Par ailleurs votre analyse de la validité des sacrements n'est pas complète. Les sacrements comme la Confession requierrent juridiction pour leur validité, pas seulement pour leur licéité. Juriction que la FSSPX n'a pas par voie officielle, mais qu'elle tire de l'état de nécessité. Qu'elle ait raison ou pas sur cet état de nécessité est une autre histoire, mais le clerc en question n'est pas obligé en son âme et conscience de partager cet avis. Là encore : s'il est d'accord, alors il reconnaît la validité des sacrements. S'il ne l'est pas, je trouve honnête et charitable de l'avertir, voire de le dissuader.Pour ces raison, moi simple fidèle, je me garderai bien de la signer et, à la place du signataire éventuel, la présenterait, en tous cas, à mon évêque pour savoir ce qu'il en pense.
Mais très bien ! Nul n'a jamais empêché qui que ce soit de procéder ainsi. Sans vouloir présumer de la réponse, il y cependant fort à parier que l'évêque désapprouvera et donc le clerc ne participera pas à l'office au choeur. (Il aurait pu s'épargner bien des tracas, il aurait pu demander directement à son évêque si celui-ci acceptait qu'il participe.) Cordialement Meneau