embryon : une guerre diabolique !
jejomau -  2011-02-13 09:20:38

embryon : une guerre diabolique !

Avant le 15 fevrier, vote de la Loi Bioéthique, vous pouvez intervenir auprès de votre Député. Cette dernière intervention peut mener ce dernier à réfléchir avnt le vote définitif. N'oublions pas également la prière. Car voici le projet actuel : Concernant la recherche sur l'embryon : Il y a rupture avec la loi de 2004 : • la loi de 2004 parlait de "finalité thérapeutique", alors que le projet de 2010 parle de « finalité médicale » : en clair cela veut permettre des pratiques eugénistes supplémentaires qu'avait explicitement écartée la loi de 2004. • La loi de 2004 parlait « d'alternative d'efficacité comparable » et le projet de 2010 parle « d'impossibilité de mener une recherche similaire » sans recourir à des cellules souches embryonnaires . En clair on abandonne la notion objective d'efficacité comparable pour ne retenir que l'appréciation subjective des chercheurs. On en viendra donc à autoriser des recherches sur l'embryon humain pour atteindre un objectif qui pourrait l'être par d'autres méthodes, et même plus efficacement. Or il est bien montré que les recherches sur les cellules souches adultes ou de sang de cordon sont plus efficaces que les recherches sur les cellules souches embryonnaires. Idem pour les cellules souches reprogrammées (IPS). Donc : il est inadmissible d'invoquer une éventuelle complémentarité apportée par les cellules souches embryonnaires. • Le projet de 2010 introduit une différence entre « cellules souches embryonnaires » et « embryons ». Or il n'y en a pas: il s'agit de la même réalité à des stades de développement différents. En clair, il s'agit de permettre de disposer de lignées de cellules embryonnaires humaines sans avoir à respecter la législation relative à la recherche sur l'embryon humain. • Le projet de 2010 supprime le moratoire de 5 ans qui garantissait un caractère expérimental et provisoire à la dérogation au principe de respect de l'embryon. Il est clair qu'une fois rendue pérenne, la « dérogation » n'en sera plus une, mais deviendra un principe! Concernant les dérives eugénistes : si le projet de 2010 renonce à étendre le diagnostic pré-implantatoire (DPI) à la détection de la trisomie 21, ce qui peut réjouir la Fondation Lejeune, en fait c'est un leurre car la France est en tête des pays mettant en œuvre des pratiques eugénistes, avec notamment le dépistage généralisé de la trisomie 21 pendant la grossesse qui conduit à la quasi éradication des enfants porteurs de cette maladie. Et le projet 2010 voulait créer de nouveaux prescripteurs du dépistage : les sages-femmes ! Si ce projet a été abandonné en l'état pour l'instant : qu'on ne se fasse pas d'illusions... Si on ne montre pas une forte résistance : "ils" nous rajouteront les amendements auxquels ils tiennent tant !! l'article 4 du Code civil : « Toute pratique eugéniste tendant à l'organisation de la sélection de personnes est interdite ». N'y arrivons nous point ? Citons encore Jean-Marie Le Méné : "Les dérives eugénistes subies par les enfants atteints de trisomie 21 sont un constat alarmant établi par des voix autorisées, comme celle du Conseil d'Etat, de l'ancien ministre de la santé Jean-François Mattéï, de l'ancien Pt du CCNE, Didier Sicard, du Pr Israël Nissand, du Pr Jacques Testard et de nombreux gynécologues obstétriciens qui critiquent cette soumission à la dictature du gène. Les responsables politiques actuels doivent proposer de réelles mesures pour limiter la sélection et l'élimination de ces êtres humains. C'était d'ailleurs un souhait unanime des citoyens dans leurs contributions aux Etats Généraux de la bioéthique. Le choix collectif en 2010 ne peut pas rester celui du mutisme devant la montée de l'eugénisme. » Il devient décisif que les députés et sénateurs s'opposent : 1°/ à toute expérimentation humaine depuis la conception 2°/ à toute forme d'eugénisme depuis la conception. Cela remet certes en cause : • le diagnostic prénatal, ou du moins son mauvais usage (eugéniste) • l'assistance médicale à la procréation (insémination artificielle et fécondation in vitro par ICSI, ou par don de gamètes ou par mères porteuses), • le Diagnostic pré-implantatoire, technique de sélection d'embryons utilisée pour les couples concernés par une maladie particulière. Cette technique est autorisée depuis la loi de bioéthique de 1994. On sélectionne l'embryon qui sera implanté et on détruit les autres embryons, ou s'il y en a de sains, on peut les congeler .On peut aussi utiliser l'enfant arrivé à terme comme « bébé médicament » pour soigner un parent. On peut donc encore agir auprès de notre député ou de notre sénateur. Les élections sont proches pour certains.... De même , je vous signale d'excellentes actions menées sur ce site. Actions chrétiennes faites avec le soutien de l'Eglise . Cette bataille doit se mener sur un plan spirituel car elle est diabolique. Bien sûr , cette pétition est plus que jamais d'actualité !