, ignorant qu’en 397 Mohammed n’était même pas un embryon.
De procès en procès, l’affaire a été tranchée par la Cour Suprême à Ankara le 27 janvier 2011 : le monastère perd tous ses terrains. Puisqu’il n’y aura ainsi plus de vivres, les moines seront contraints de partir, après une présence ininterrompue depuis 16 siècles!
Il s’agit de Chrétiens syro-orthodoxes, de l’ancien patriarcat d’Antioche, parlant encore l’araméen, la langue de Jésus, qui est devenue celle de leur vénérable liturgie, aussi ancienne que la liturgie latine. Cette région où se trouve également l’ancienne Edesse, fut, après Jérusalem, un des premiers évêchés du Christianisme. Ses moines ont été non seulement les précurseurs du monachisme, mais aussi des théologiens, philosophes et scientifiques extraordinaires, assurant notamment la transcription du patrimoine des philosophes grecs vers le Syriaque, et à la suite du Syriaque vers l’Arabe (culminant dans la bibliothèque chrétienne universelle de l’évêque Gregorius Bar Hebraeus du 13e siècle). Leurs médecins eurent un tel renommée que les Sultans s’entouraient presque exclusivement d’eux.
Aujourd’hui l’état turque qui se veut « laïque » se moque de sa propre histoire en méprisant ses Chrétiens, imitant ainsi les révolutionnaires français «laïcistes » aujourd’hui encore au pouvoir à Paris.
En Turquie tous les séminaires chrétiens sont interdits : le dernier séminaire syro-orthodoxe en Turquie, justement celui du monastère Mor Gabriel, fut fermé par le gouvernement turc en 1980, et tout le monde sait que le dernier séminaire orthodoxe en Turquie dépendant directement du patriarche de Constantinople, le séminaire de Halki sur les Iles aux Princes à 1 heure d’Istanbul, est fermé par le Gouvernement turc depuis 1971. Comment une Eglise chrétienne peut-elle vivre sans pourvoir former ses nouveaux prêtres ? Ainsi le génocide de 1915 continue. "