En l'honneur de Notre Dame de Lourdes
Castille -  2011-02-11 01:36:52

En l'honneur de Notre Dame de Lourdes

Dans nos montagnes bien souvent La bonne Vierge est apparue mais, parmi la foule accourue Nul ne la vit auparavant Comme Bernadette l’a vue Dans nos montagnes bien souvent. Bernadette avait le cœur pur Elle allait suivant ses compagnes Glaner du bois par les campagnes Le long du Gave aux flots d’azur Comme la neige des montagnes Bernadette avait le cœur pur. C’était au mois de Février Tout sommeillait sous la froidure Au-dessus d’une grotte obscure Croissait un sauvage églantier Ses rameaux étaient sans verdure C’était au mois de Février. Soudain dans les hauts peupliers Dont le froid endormait la sève Le vent souffla, serait-ce un rêve Tout est calme dans les sentiers Quand de nouveau le vent s’élève Soudain dans les hauts peupliers. Alors la Grotte s’éclaira D’une lumière merveilleuse Puis une dame radieuse A Bernadette se montra De sa beauté mystérieuse Alors la Grotte s’éclaira. Sur terre il n’est rien de pareil Au doux éclat de son visage C’était comme un jour sans nuage Ni l’étoile, ni le soleil N’en pourrait donner une image Sur terre il n’est rien de pareil. Deux roses d’or sur ses pieds nus Complétait sa chaste parure Son voile était blanc sa ceinture Du ciel avait les bleus, tissus Sa robe effleurait blanche et pure Deux roses d’or sur ses pieds nus. A faire son signe de Croix Tout aussitôt l’enfant s’approche Et quand son bras tremblant s’arrête Des yeux et du geste à la fois La Dame engagea Bernadette A faire son signe de Croix. Elle disait son chapelet Entre ses doigts avec mystère Glissaient les grains de son rosaire Plus blancs que des gouttes de lait L’enfant l’imita. Pour lui plaire Elle disait son chapelet. Dans un divin ravissement Elle poursuivait sa prière Et l’inondait de sa lumière La vision lui souriait La plongeait alors tout entière Dans un divin ravissement. Quand chez elle l’enfant revint Grand fut l’émoi dans la vallée Bientôt la ville en fut troublée Mais on interrogeait en vain La foule partout rassemblée Quand chez elle l’enfant revint. Vers la Dame qui te sourit Ne va plus sans qu’on le permette Sui disait sa mère inquiète C’est peut-être un mauvais esprit Ne retourne plus Bernadette Vers la Dame qui te sourit. Vainement la mère insista Vainement le père avec elle Posa sa défense formelle Un attrait divin l’emporta Vers les rochers de Massa bielle Vainement la mère insista. « S’il vous plait pendant quinze jours « Vous viendrez avait dit la Dame Et cette parole en son âme L’humble enfant l’entendait toujours « Cette grâce je la réclame « S’il vous plait pendant quinze jours ». « Madame je vous le promets » Reprit aussitôt la bergère « Et moi ma bonté me suggère « De vous confier des secrets « Puis vous serez ma messagère. « Madame je vous le promets ». « Je vous le promets à mon tour » Dit la vision radieuse « Enfant je veux vous rendre heureuse « Non pas dans ce triste séjour « mais dans la cité glorieuse « Je vous le promets à mon tour. « Priez, priez pour les pêcheurs Priez et faites pénitence Disait la Dame avec instance.  Bernadette versant des pleurs Trois fois répéta « Pénitence Priez, priez pour les pêcheurs ». « Une chapelle dans ce lieu « Vous rappellera ma visite « Mon amour ici vous invite « A fléchir le courroux de Dieu « Dites qu’on m’élève au plus vite « Une chapelle dans ce lieu. Et chaque jour l’enfant venait Vers ce roc que le flot immerge Entre ses doigts brillait un cierge Comme elle chacun s’inclinait En disant C’est la bonne Vierge Et chaque jour l’enfant venait. Pour se mieux affirmer encore Montrant du ciel qu’elle est la reine La bienfaisante Souveraine Nous révéla comme un trésor Cette intarissable Fontaine Pour se mieux affirmer encore. Là les infirmes sont guéris Du sourd là s’ouvrent les oreilles Et l’aveugle y voit ces merveilles Dont nos yeux même sont surpris Quels monts ont des sources pareilles Là les infirmes sont guéris. La Dame enfin m’a dit son nom Dit l’enfant de faveurs comblée Elle s’appelle Immaculée Immaculée Conception Répétez le dans la vallée La Dame enfin m’a dit son nom. Quand vint la fête du Carmel La Vierge toujours souriante Combla de nouveau son attente Puis rentrant enfin dans le Ciel Fit ses adieux à la Voyante Quand vint la fête du Carmel. Depuis ce temps là chaque jour Vers ce rocher des Pyrénées Les multitudes entrainées S’agenouillent avec amour Vous les y voyez prosternées Depuis ce temps là chaque jour. Ce qui s’est passé parmi nous Est résumé dans cette histoire Vous avez vu vous devez croire Bons pèlerins dites chez vous Et gardez dans votre mémoire Ce qui s’est passé parmi nous. De la Bretagne