"Maman de 3 enfants et infirmière de profession, j’ai souhaité exercer au sein de l’éducation nationale afin de pouvoir facilement concilier ma vie de famille et ma vie professionnelle. J’ai donc fais ma rentrée au mois de septembre dans un collège. Je pensais bien que les problèmes de sexualité, de contraception et d’avortement arriveraient très vite sur le tapis, mais je pensais pouvoir agir en douceur et donner une autre vision de ces sujets brûlants à nos enfants. J’avais pensé pouvoir instaurer un dialogue, une éducation à la beauté du don des corps et à la responsabilité de chacun que cela implique. Mais, je me suis très vite rendue compte que seul le planning familial avait le droit de parler de leur intimité à nos enfants. J’ai très vite compris que je n’aurais pas d’autre choix que celui de délivrer la pilule du lendemain à toute jeune fille ayant eu, comme on aime le dire actuellement, un “rapport à risque”. Ou bien que je serais bien obligée de me transformer en distributrice officielle de préservatifs, au lieu de mettre en place une véritable éducation à la santé. Pas d’autre choix en effet, car, si je m’opposais à cela, je risquais de me voir en procès avec les parents qui n’auraient sûrement pas accepté que je ne fasse pas mon travail. Mais ce n’est pas MON travail. Je suis soignante, je refuse de détruire le corps de si jeunes filles. On ne leur dit pas que prendre un comprimé de Lévonorgestrel équivaut à s’avaler une plaquette entière de pilule contraceptive. Comment pouvoir délivrer ça à des ados, sans prescription médicale et même dans le dos de leurs propres parents? Sans compter que s’il y a eu fécondation, ce médicament empêche non seulement la nidation comme il leur est dit, mais tue également l’embryon déjà nidé… J’ai donc refusé de travailler dans ces conditions, sachant que tôt ou tard, j’y serais confrontée. J’ai voulu préserver ma famille du stress et des difficultés d’un éventuel procès face aux familles et surtout au planning familial. Je ne me sentais pas les épaules assez larges pour affronter cela. J’ai préféré quitter ce milieu de l’éducation nationale, et je félicite et remercie M. Isnard du courage et de la force dont il fait preuve pour enfin dire à nos enfants la vérité. Pour leur donner un réel choix, et un réel sens critique.”
Deuxième témoignage à lire à la suite sur FRANC-PARLER