Ce n'est plus de la science-fiction
PEB - 2011-02-09 12:18:27
Ce n'est plus de la science-fiction
La science-fiction habitue peu à peu les esprits à la possibilité de toutes ces manipulation, transformant l'humanité en réserve de pièces détachés pour les très riches.
Je pense au film The Island sorti en 2005. Voici le synopsis de la fiche Allociné:
Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté.
Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...
Cette atroce vérité est que les hommes et les femmes enfermés dans cette vaste ferme sont des clones destinés à soigner des personnalités extrêmement riches et puissante. C'est pour cela que ces êtres conçus ex utero (selon un processus de croissance accéléré) doivent éviter toute contamination extérieure et être à tout moment en parfaite forme physique. Certains clones féminins servent même de mères porteuses au bénéfice du modèle original! Elles sont bien sûr tuées tout de suite après la naissance naturelle.
Ces idées tendent à montrer que le vivant humain peut être réduit à l'état d'objet. Le bébé-médicament n'est qu'une des étapes vers ce genre de concept fumeux que les oeuvres d'anticipation arrivent à nous faire percevoir et, éventuellement, à nous en faire accepter sinon considérer l'idée. On évoque toujours le pire pour faire accepter le mal: "Ce n'était pas si grave que cela en avait l'air!" C'est très pervers mais ça marche.
La culture de mort n'a, hélas, pas parcouru encore tout son chemin. Nous n'avons pas encore bu la coupe jusqu'à la lie.