"Ne vous aimez pas comme s'aiment les hommes qui ne cherchent qu'à corrompre, ni comme ceux qui s'aiment, parce qu'ils ont une même nature, mais aimez-vous comme ceux qui s'aiment mutuellement, parce qu'ils sont dieux, et les fils du Très-Haut, pour devenir ainsi les frères du Fils unique de Dieu, en s'aimant mutuellement de cet amour qu'il a eu pour eux et qui le porte à les conduire à cette fin bienheureuse où il rassasiera leurs désirs dans l'abondance de tous les biens"
Il s'agit d'une distinction quant au sujet de cet amour. Et c'est à cette caractéristique, à cet amour particulier, qu'on pourra reconnaître les disciples de NSJC. On peut en revanche distinguer quant à l'objet, non pas pour savoir qui doit faire partie ou pas de l'objet, mais quant aux effets, aux manifestations pratiques de cet amour. Et là je rejoins Lux dans un post un peu plus haut, il n'y a pas contradiction entre la charité et le devoir de proclamer la Parole de Dieu : pour ce qui concerne les infidèles, il s'agira en revanche de les ramener au bercail, de leur faire connaître la Vérité, pour qu'eux aussi puissent être conduits à cette fin bienheureuse voulue par NSJC. En attendant, il ne s'agit pas d'un amour surnaturel réciproque dans la charité divine, mais d'un amour gratuit de celui qui est éclairé par NSJC envers celui qui ne l'est pas. C'est pourquoi la citation de Polydamas "Aimez-vous les uns les autres" n'apporte rien au débat, puisque de toute façon, aimer son prochain infidèle consiste non pas à l'aimer tel qu'il est, mais à tenter de le convertir. Elle ne lève pas l'ambiguïté du document cité. Pour le reste, je propose qu'on laisse les morts reposer en paix : ils ont été massacrés parce que catholiques, cela ne fait aucun doute. Maintenant, de savoir s'ils doivent être proposés en exemples aux fidèles en tant que martyrs de la foi, cela ne relève ni de ceux qui voudraient illico les porter sur les autels, ni de nous qui émettons quelques réserves sur leur rectitude doctrinale telle qu'exprimée par quelques bouts de texte, ou dans un film. Pour qu'il y ait hérésie / apostasie, il faut qu'il y ait pertinacité. Cordialement Meneau