Sur le premier point, plutôt "juridique", j'ai la conviction que l'Etat aurait tout intérêt à garder en mémoire cette distinction entre liberté et licence, en matière religieuse, ce qui ne le contraindrait pas nécessairement à se prononcer sur la valeur morale et spirituelle de telle ou telle religion,
En fait, si l'on considère la fin propre de l'Etat, du pouvoir civil, qui est de pourvoir au bien commun, il y a nécessairement un moment où il est obligé de se prononcer sur la valeur morale et spirituelle de telle ou telle religion. Donc, pour reprendre votre distinction, la liberté religieuse juridique de chacun ne s'arrête pas là où commence la liberté religieuse juridique de l'autre, mais là où commence le fait que seule la vraie religion est libératrice... Autrement dit l'aspect pneumatique doit nécessairement, pour un Etat qui prend sa mission au sérieux, influer sur l'aspect juridique. A développer. Cordialement Meneau