Il n'est guère question de théologie, dans ce mémorandum.
Scrutator Sapientiæ -  2011-02-05 10:16:16

Il n'est guère question de théologie, dans ce mémorandum.

Bonjour Meneau, Merci beaucoup pour cette traduction ; comme chacun peut en faire la remarque, il n'est guère question de théologie, dans ce mémorandum, mais il y est plutôt question de la création des conditions propices à la conquête du pouvoir, au service d'une certaine mouvance ou tendance, dans et contre l'Eglise. Pour ma part, j'attends d'un théologien qu'il agisse en vue de la consolidation, de la fortification de l'intelligence de la foi catholique et des moeurs chrétiennes, au sein et autour de l'Eglise, et non en vue de l'affaiblissement de cette foi et de ces moeurs, dans l'esprit et dans la vie des fidèles. Dans ce genre de pétition, il y en creux l'idée selon laquelle, moins on est explicitement et spécifiquement catholique, dans la Foi, l'Espérance, la Charité, et plus on est authentiquement et fraternellement chrétien : les chrétiens non catholiques, les croyants non chrétiens, auraient-ils le droit d'être communautairement et identitairement, intellectuellement et moralement, ce qu'ils croient être, ce qu'ils disent être, ou ce qu'ils sont, alors que nous,nous aurions le devoir de nous dépouiller toujours mieux, de nous dévêtir toujours plus, de ce qui nous permet d'expliciter, en pensée, en parole, en action, notre spécificité, afin de devenir vraiment chrétiens, au lieu de demeurer faussement chrétiens ? Quant à l'instrumentalisation des affaires de pédophilie que connaît et subit l'Eglise, ou bien elle est purement tacticienne, ou bien elle amène à estimer que plus on est catholique d'une manière non fraternitariste-humanitariste, et plus on se soumet, de ce fait, à des frustrations génératrices de perversions ou de tentations, auxquelles on résiste plus ou moins, ou auxquelles on soumet les autres. Or, quand bien même il n'y aurait, plus aucun catholique non fraternitariste-humanitatiste, que je sache, ces frustrations, perversions ou tentations continueraient à se manifester, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Eglise, alors que l'on peut toujours se dire, a contrario, que c'est la redécouverte et la réhabilitation, en quelque sorte, de la liberté dans la pureté, et non de la liberté sans la pureté, qui permettrait de faire en sorte que ces horreurs fragilisent moins le corps mystique du Christ. Une dernière remarque : il est question de donner davantage de pouvoirs à la base de l'Eglise, afin qu'elle choisisse, voire contrôle, le sommet, mais qu'arriverait-il, si cette tactique basiste avait pour résultat la mise en avant, depuis la base, vers le sommet, de thématiques doctrinales ou d'aspirations pastorales opposées à celles que l'on est en droit d'attribuer aux auteurs de ce mémorandum ? Faudrait-il "changer le peuple" de Dieu ou "se passer du peuple" de Dieu, si jamais ce peuple, pour ainsi dire, votait mal ? Bonne journée et au plaisir de vous relire. Scrutator.