Mgr Aillet et le Motu proprio
Bernard Joustrate -  2011-02-04 16:47:22

Mgr Aillet et le Motu proprio

Comment percevez-vous le motu proprio Summorum Pontificum, la situation qui en résulte en France, et notamment la demande du pape d’enrichissement mutuel entre les deux formes du même rite romain ? J’évoque le motu proprio Summorum Pontificum à propos de la formation liturgique des futurs prêtres, en m’appuyant en particulier sur la lettre de Benoît XVI aux séminaristes. Je ne doute pas que cette disposition canonique sur l’usage de la liturgie antérieure à 1970 permettra une fécondation mutuelle des deux formes de l’unique rite romain, en réduisant l’écart qui caractérise parfois dans la pratique, du point de vue de la sacralité, la célébration de ces deux formes. L’expérience de la forme extraordinaire pourrait même aider les séminaristes à mieux saisir la croissance organique, sans rupture, de la liturgie romaine. Le Saint-Père a souvent insisté sur la nécessaire réconciliation des catholiques avec leur passé : c’est là encore faire œuvre de Communion, non seulement synchronique mais diachronique. Assurément ces mesures font de la liturgie le lieu par excellence de « l’herméneutique de la réforme et du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Eglise » appelée par Benoît XVI de tous ses vœux. Source : La Nef N°223 de février 2011