Semper parati - 2011-02-01 11:42:16
Réponse
Serez-vous amenés à concélébrer dans le nouveau rite ?
Non. D’une part, nos statuts qui ont reçu l’approbation du Saint Père ne nous permettent de célébrer que le rite traditionnel. D’autre part, selon le Droit canon, nul ne peut obliger un prêtre à la concélébration qui reste entièrement libre. Cette liberté de ne pas concélébrer devrait-elle subir des contraintes ? Ne doit-elle pas être respectée dans l’Église ? La communion inclut cette liberté et ne peut la détruire.
Quel est l’enjeu pour l’avenir du rite traditionnel ?
Selon ce qu’a voulu le pape, « rite propre » veut dire qu’il ne s’agit plus d’un « indult », d’une concession ou d’un passe-droit, soumis aux clauses restrictives du Motu proprio Ecclesia Dei de 1988, mais un plein droit de célébrer le rite traditionnel, sans conditions. C’est la première fois depuis sa suppression en 1971 que la messe de St Pie V (qui remonte en réalité à St Grégoire le Grand, pape du VIe siècle), fait l’objet d’une vraie reconnaissance dans le droit romain. Cette ouverture est majeure. L’interdit sur la messe grégorienne est levé en son principe. L’élargissement de ce droit pour d’autres prêtres suivra certainement. Pour l’heure, de vraies paroisses « déterminées par l'usage des livres liturgiques de 1962 », comme Saint-Éloi, pourront s’ouvrir en France et rayonner par la beauté de la liturgie antique de manière ordinaire. C’est un pas considérable vers une communion plus ouverte à ses propres racines et à sa Tradition.
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