Même niveau d’exigence, la ruine de l’un ou l’autre des aspects affecte les autres.
Excusez-moi, mais en cela vous voulez vous montrer plus exigeant que l’Église, voire que Jésus-Christ lui-même, qui distingue clairement l’attitude que nous devons observer vis-à-vis : – des “faux prophètes”, des “loups déguisés en brebis”, dont il nous recommande instamment de nous méfier, – des mauvais prêtres, auxquels il nous recommande au contraire d’obéir et de recourir en cas de besoin (sans pour autant imiter leur mauvaise conduite !). Ni Lux ni moi n’avons jamais prétendu, loin de là, que l’Église ne souffre pas des manquements graves de ses membres et en particulier de ses supérieurs : sur ce point, nous sommes bien tous d’accord. Mais l’Église a condamné ceux qui, tel Jean Huss, remettaient en cause l’autorité du pape et des évêques sous prétexte que ceux-ci auraient un péché mortel sur la conscience. Perdre la grâce de Dieu, ce n’est pas rien assurément, mais ce n’est pas encore l’équivalent de quitter l’Église. A tel point qu’un prêtre en état de péché grave, et qui ne trouve pas de confesseur, a parfois l’obligation de célébrer la messe (et donc de communier !) : si (par exemple) en s’abstenant de le faire il empêchait les fidèles d’observer le troisième commandement. V.