Ce n'est pas inscrit dans les urgences.
Steve - 2011-01-31 21:07:53
Ce n'est pas inscrit dans les urgences.
Mais, pour la "beauté du geste", résumons ce qu'on peut retenir du fil ci-dessus (et d'ailleurs) sur le célibat (masculin) consacré.
1. Dans les Ecritures.
1.1. L'A. T. ne nous aide pas vraiment.
- Le célibat n'était pas trop bien vu.
- L'idée de "pureté" imposait aux prêtres sacrificateurs une période d'abstinence dans la vie conjugale.
1.2. Les Evangiles signalent l'existence
- de la belle-mère et
- de la fille de saint Pierre.
- Ils ne disent rien sur l'état civil des autres apôtres.
1.3. Les lettres de saint Paul (1 Tim 3 : 3 et Tite 1 : 6) donnent à penser que des "anciens" et même des "épiscopes" pouvaient être "mari d'une seule femme".
2. Dans les Traditions catholiques, latines ou non.
Très souvent, on a imposé le célibat et l'abstinence des évêques.
Pour les prêtres, les exceptions sont plus nombreuses.
On distinguerait donc entre la plénitude du sacerdoce pour les premiers et… Autre chose pour les autres.
3. Lors du Concile de Vatican II.
Paul VI serait intervenu en ces termes.
"Nous savons que quelques Pères ont l'intention de traiter au Concile de la loi sur le célibat ecclésiastique (…) il n'est pas opportun de débattre de ce thème (…) Nous avons le propos de conserver (…) cette loi ancienne (…)."
(Lettre du 12/03/65 au cardinal Tisserand citée par Ch. Chauvin.)
Conclusion personnelle ?
Tout en répétant que l'abandon éventuel de cette discipline ne servirait pas à grand-chose.
On doit constater que celle-ci est bien inscrite dans un corpus du droit ecclésiastique : l'Eglise pourrait donc en changer.
Quant à affirmer ceci ou ça pour tenter un glissement, un transfert vers le droit divin, intangible…
C'est de la politique politicienne.