Bien sûr !
postit -  2011-01-29 21:40:38

Bien sûr !

Et ce pour une raison fort simple que l'Abbé de Nantes à répété maintes fois.

Quelles sont les issues prévisibles d’un tel procès ? J’en compte trois : a) Une nouvelle définition de foi. Ce serait la plus glorieuse des issues pour le pape faisant ainsi la preuve qu’il était accusé à tort. L’accusateur est débouté. Le pape répète, mais en forme solennelle, “ ex cathedra ”, ce qu’il avait enseigné de manière authentique mais ordinaire et qu’un opposant contestait. b) La rétractation du pape. Que le pape se rétracte, voilà bien l’impossible, s’exclamera peut-être mon lecteur. Ce serait de sa part une exclamation irréfléchie ou un manque de foi. En effet, si le pape, après une erreur grave, est mis avec force devant cette alternative : ou bien confesser la foi catholique immuable et donc reconnaître son erreur, ou bien renier la foi catholique pour s’obstiner dans son propre sens, il est possible, il est même plus que probable que le pape se rétractera. Les cinq Papes hérétiques que compte l’histoire se sont tous rétractés ! (...) c) Constat de défection. Mais enfin le pape peut refuser d’écouter l’accusateur. “ Il doit se présenter ici ? Fermez-lui la porte. Je ne veux pas l’écouter ”. Cela peut attendre, traîner. D’autres reprendront l’accusation. Un jour, le pape se trouvera sommé de répondre par son propre clergé. “ Non, je ne veux pas répondre ”. Alors, ce sera un constat de refus, de forfaiture, que devra dresser l’Église de Rome : le pape ne veut pas exercer sa Magistrature suprême ! L’Église de Rome devra alors menacer le pape de déposition. Dans cette sommation, c’est l’acte du pape, le refus réitéré d’exercer sa fonction qui constitue une démission. Sa déposition par l’Église n’en est qu’une conséquence. Le jugement de déposition sera alors la conclusion canonique de ce constat du retrait du pape. L’Église de Rome déclarera le Siège Apostolique vacant et convoquera un conclave pour l’élection d’un Successeur. Par mesure conservatoire, parce que l’Église ne peut pas se passer de Tête, de Souverain qui enseigne avec une autorité infaillible, qui décide, juge et punisse, qui assure l’unité et la paix. (...)

Voir la suite où vous savez si vous le souhaitez. Dans le menu de droite "Doctrine de Renaissance Catholique", puis "L'opposition à Paul VI et à Jean-Paul II" puis enfin "Les Limites de l'Obéissance au Pape". Bonne lecture Postit