Romanus - 2011-01-24 23:19:33
Chère Véronique
Je ne souhaite pas vous blesser mais je dois vous dire que vos propos me laissent quelque peu perplexe: Le Christ au visage blafard, pralino sentimental et mièvre que vous semblez adorer n'est pas celui que j'ai cru rencontrer dans l'Evangile.
Je cite le père Yves Salem dans son livre sur Saint Vincent:
"Il est bien évident que la joue gauche présentée après la gifle sur la joue droite ne concerne pas le sacrifice du Bien commun mais le dépassement d'une offense personnelle. L'enfant prodigue est libre de se perdre tout seul mais on ne lui laissera pas installer le règne du vice et de la perdition collective.
Quand on voit le Christ fouetter les vendeurs du Temple, on ne comprend rien à ce que viennent nous bafouiller les pacifistes enfarinés dans une piété facile.
Quand on entend le Christ parler de ceux qui "scandalisent les petits" et leur souhaiter "d'être précipités dans l'eau avec une meule au cou", traiter Hérode de "vieux renard", on se demande ce que signifieent les roucoulements des non violents stréiles.
Certes, il y a des moments pour souffrir et mourir comme le Christ, comme Jeanne d'Arc, victimes de l'injustice. C'est le moment de l'immolation, de l'oblation, qui n'ont rien à voir avec l'imbécillité d'un invertébré qui laisse triompher l'erreur et l'injustice."
Laissons donc roucouler ceux qui, même proches de nous, ergotent en disant qu'on "ne priera pas ensemble mais qu'on sera ensemble pour prier", quand la question reste la même: Pour prier qui? Dieu est un dieu jaloux.
Vous nous dites que l'amour de Dieu vous invite a accepter béatement l'apostasie. L'amour du Christ me crie l'inverse. Et si mgr Fellay ou n'importe qui d'autre nous invite à réparer in situ lors de ce scandale, j'espère bien en être pour avoir au moins quelque chose à offrir en ces temps de désolation, et quand, misérable pêcheur, je devrai me présenter à Lui.