Questions et remarques non polémiques.
Scrutator Sapientiæ -  2011-01-24 21:49:31

Questions et remarques non polémiques.

Bonsoir Luc Perrin, Très rapidement, quelques questions ou remarques, au contact de votre message qui soulève au moins trois points importants. A. 1. D'après vous, qui sont donc "les inconditionnels d'Assise I et II" ? Je ne vous demande évidemment pas de me donner "des noms", mais à quel profil de catholiques pensez-vous en particulier ? 2. N'y-a-t'il des intolérants, des extrémistes, des intégristes, des terroristes, que chez les musulmans, et les intégristes islamistes ne persécutent-ils que des Chrétiens et des Juifs, ou d'autres communautés de croyants ? B. Selon vous, - qui pense aujourd'hui sérieusement que les 1985 années qui précèdent auraient été sourdes aux commandements du Christ ? - qui a vraiment aujourd'hui l'idée folle que l'Église aurait été infidèle à son Epoux pendant mille neuf cent quatre-vingt-cinq années ? Là aussi, je ne vous demande évidemment pas de me donner "des noms", mais à quel type de catholiques pensez-vous en particulier ? C. Vous relevez par ailleurs que cette initiative pastorale hybride vient longtemps après Vatican II, 21 ans après sa clôture, ce qui montre que l'on peut fort bien être "conciliaire" en ... désapprouvant cette célébration aux contours flous, ce que je crois également. Est-ce à dire que Paul VI, qui a commencé son pontificat avec Ecclesiam Suam, et qui l'a quasiment terminé avec Evangelii Nuntiandi, n'aurait vraisemblablement pas décidé Assise, de par son mode de raisonnement et son mode de fonctionnement, forts différents de ceux de Jean-Paul II, mais aussi du fait de convictions, à ce sujet, plus prudentes ? Merci beaucoup pour toute réponse ; vous m'avez compris, il ne s'agit pas pour moi d'opposer rétrospectivement Paul VI à Jean-Paul II, sur un terrain sur lequel, par exception, en quelque sorte, Paul VI a été plus raisonnable et plus responsable que Jean-Paul II, mais enfin, j'ai été surpris moi-même par le peu de place que Paul VI a accordé au dialogue inter-religieux, entre 1965 et 1978, alors que cette thématique a épousé les contours d'une véritable mystique, pour ne pas dire d'une obsession, confessionnelle et diplomatique, mais aussi fraternitaire et humanitaire, chez Jean-Paul II. (cf l'ouvrage aux éditions de Solesmes que j'ai déjà cité sur le FC) Bonne soirée et bon début de semaine. Scrutator.