mot mal choisi je vous l'accorde
Luc Perrin -  2011-01-24 00:55:22

mot mal choisi je vous l'accorde

"A Luc Perrin : tout d'abord, je m'étonne que l'on puisse fonder ses espoirs sur la montée de l'intolérance islamiste, en tablant sur le fait que davantage de crimes sanglants pourraient enfin ramener le pape à la raison !..." (iktus310) C'était une fausse symétrie entre l'espoir réel que Rome tienne, enfin, compte des répercussions très négatives des 2 éditions antérieures et une question conjoncturelle : la conjoncture rend la présence de certaines "autorités" musulmanes plus improbable. Rectificatif pleinement justifié, merci de me permettre de corriger. Sur le 2è point, cela fait partie de la citation d'Ennemond : peut-être avez-vous vu qu'elle figure en tête de mon post ? Sur le 3è point : "Manifestement, les critères d'évaluation de Benoît XVI ne sont pas les vôtres. Peut-être estime-t-il qu'il n'existe pas d'alternative au dialogue pour la paix avec les interlocuteurs des autres religions." (iktus310). Je le constate comme vous. Il ne serait pas le premier Pontife dans la longue histoire de l'Eglise a avoir mal évalué un geste ou une situation. Ex. je ne vois pas de thuriféraire de Clément XIV pour la suppression et le traitement odieux infligé aux Jésuites. Fallait-il tenter de négocier un concordat avec la Russie léniniste dans les années 1920, les avis sont partagés et il n'est pas sûr que Pie XI ait bien pris à cette date la mesure du nouveau régime. Une étude sur les effets pratiques quant à la paix mondiale d'Assise I et II existe-t-elle ? Je doute qu'elle nous porte à voir dans cette rencontre une quelconque panacée, l'actualité suffirait à le démentir cruellement, 11 septembre, Pakistan, Le Caire et Irak, l'Inde, le Nigéria, guerre civile au Sri Lanka etc. Deux tests : a) combien de gouvernants pressent le Saint-Siège de rééditer l'expérience ? Personne n'en fait état, cela semble être zéro. b) combien d'autorités religieuses non catholiques ont repris le geste à leur compte ? zéro, puisque la communauté Sant'Egidio qui n'est pas, en soi, une autorité hiérarchique est catholique elle-même. Mais je peux avoir manqué un épisode ? Que ceux qui savent n'hésitent pas à nous renseigner. Le 4è point touche au fond côté catholique : le type de rencontre. Aigle a très bien analysé le problème plus haut dans le fil, je vous renvoie à ce qu'il écrit. La forme "Assise" en incluant une démarche religieuse fondamentale brouille les cartes, ce qu'un congrès des religions pour la paix, compréhensible, ne ferait pas. Vous concédez vous-même qu'il y a "risque" : on est au-delà, le risque d'Assise, c'est comme le "Mediator", c'est prouvé, nous ne sommes plus dans le potentiel après 25 ans d'expérience. J'avais d'emblée souligner que la prophylaxie serait une "année Dominus Iesus". Mais je suis bien le seul à le dire ... y compris ici. Vous-même, vous vous bornez à constater que le peuple chrétien, le clergé et le collège épiscopal n'ont pas été vaccinés ou si peu, la catéchèse de Dominus Iesus n'a pas été faite en 10 ans : "Il souligne plutôt les graves carences doctrinales qui existent au sein même de l'Eglise, et le manque de bons pasteurs capables d'éduquer les chrétiens à une juste doctrine sur ces sujets" (iktus310). Je ne vois pas en quoi les opposants à Assise sont mis dans le même sac, fausse symétrie, à votre tour, comme celle dans laquelle je m'étais laissé entraîner ci-dessus. Toutefois, je note vos mots qui sont justes et forts. Après cela vous nous dîtes benoîtement ... j'ai confiance, n'est-ce pas un peu court ? La confiance, c'est de tenter de prévenir au maximum les effets négatifs qui sont liés à ce type de rencontre : pas d'impact appréciable quant à l'objet affiché, grande confusion en Occident et ailleurs parmi les chrétiens et les non-chrétiens y compris les laïques. Tirer la sonnette d'alarme est de salubrité publique y compris dans l'Église, la tradition en est bien établie ...