en effet factuellement impossible à soutenir
Luc Perrin -  2011-01-23 16:03:56

en effet factuellement impossible à soutenir

"N'y a-t-il pas une véritable caricature à penser que, sous prétexte qu'on récuse Assise, forcément on n'accueillerait pas l'autre, on s'affranchirait en toute impunité de la plus élémentaire des charités ? " (Ennemond) Simple rappel historique pour les inconditionnels d'Assise I et II, en attendant III, gardant l'espoir soit que cela sera rendu impossible par la montée de l'intolérance islamiste qui gagne (cf. récentes positions du recteur d'Al Azhar classé parmi les "modérés") ou l'espoir plus mince que Rome tiendra compte des critiques fondées et appuyées par les faits. Assise I date de 1986. Comment penser que les 1985 années qui précèdent auraient été sourdes aux commandements du Christ ? Comment l'idée folle que l'Église aurait été infidèle à son Epoux pendant mille neuf cent quatre-vingt-cinq années a-t-elle pu germer ? Je relève aussi que cette initiative pastorale hybride, dont le but est intramondain comme un voeu de l'Assemblée générale de l'O.N.U. quoiqu'avec des moyens religieux, vient longtemps après Vatican II, 21 ans après sa clôture ce qui montre que l'on peut fort bien être "concilaire" en ... désapprouvant cette célébration aux contours flous qui comporte plus de dangers et de points négatifs que de bénéfices tangibles vérifiables (je ne parle pas de vague philosophie ou d'incantations). Plusieurs inconditionnels d'Assise font également comme si nous n'avions pas de recul pour évaluer cette initiative, comme si Benoît XVI venait de découvrir l'idée subitement, comme si Assise I et II n'étaient pas là comme 2 gros éléphants blancs au milieu de l'assemblée, comme si 25 ans (et 9 ans) ne suffisaient pas pour formuler un jugement pondéré sur elles. Rappelons enfin que Jean-paul II a énoncé, devant témoins (cf. le cardinal Etchegaray et quelques autres qui ont rapporté des propos du pape), les problèmes posés par son choix, notamment le risque d'une rupture avec Mgr Lefebvre et le risque d'indifférentisme. Il avait considéré en 1986 qu'il devait passer outre, de même en 2002. On peut, sur un plan historique et objectivement, estimer que la prise de risque était excessive au vu des conséquences et des résultats effectifs. Salva reverentia.