Ses arguments contre la pensée de Mgr Ratzinger (2/2)
Scrutator Sapientiæ - 2011-01-22 21:08:15
Ses arguments contre la pensée de Mgr Ratzinger (2/2)
(suite et fin)
" 7. Personnalisme et civilisation de l’amour
Il nous faut maintenant passer du dogme à la morale. L’agnosticisme kantien, vous vous en souvenez, affecte tant la morale que le dogme. Il barre en effet l’accès de la raison à la loi de Dieu comme à Dieu lui-même. En réalité, Dieu, auteur et rédempteur de la nature humaine, est aussi législateur souverain de cette nature. Il est en particulier le législateur de la société conjugale. C’est lui qui a voulu le mariage fécond, pour la propagation du genre humain (Gn 1, 28). La morale du mariage est dominée par cette fin: la procréation.
Le droit canon traditionnel enseigne: « La fin première du mariage est la procréation et l’éducation de la progéniture ; la fin secondaire est l’aide mutuelle et le remède à la concupiscence » (can. 1013, §1). L’œuvre de chair, qui chez l’homme, n’est pas une pure action biologique mais est un acte moralement connoté, correspondant à sa nature raisonnable, est désignée par l’appellation de remède à la concupiscence, du fait de la blessure du péché originel affectant l’appétit vénérien. L’ordre des fins est clairement affirmé : il y a une fin première, la procréation et d’éducation des enfants, à laquelle doivent se subordonner, dans l’ordre de la finis operis, les fins secondaires, en particulier l’œuvre de chair.
Contraires à cette subordination, la contraception et la stérilisation sont immorales parce qu’elle détournent l’acte conjugal de sa fin, la procréation, de même que la continence périodique sans raison grave, qui détourne l’état conjugal de sa fin, la propagation du genre humain.
Or le personnalisme vient inverser l’ordre des fins du mariage : le nouveau code droit canon introduit par Jean-Paul II en 1983 statue que le mariage « est ordonné de par son caractère naturel au bien des conjoints et à la procréation et à l’éducation de la progéniture » (n. can. 1055). Le bien des conjoints est premier, c’est la révolution du mariage. Or, comme l’a montré ailleurs l’abbé François Knittel dont je m’inspire, la racine de cette révolution se trouve dans le concile Vatican II, qui est venu corrompre de subjectivisme les principes traditionnels objectifs.
Selon le concile, la procréation – ou le refus de procréer – « doit être déterminée par des critères objectifs [très bien] tirés de la nature de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme ; chose impossible si la chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal » (Gaudium et spes, n. 51, § 3, Jean-Paul II, Familiaris consortio, n. 32). A première vue ce texte flétrit le subjectivisme et en appelle à l’objectivité. Pourtant, en y regardant bien, il s’agit de critères « tirés de la nature même de la personne et de ses actes » et considérés « dans un contexte d’amour véritable ». On ne sort pas du sujet : l’ordre objectif, extérieur à la personne, n’est pas pris en compte.
Selon le personnalisme allemand, la relation interpersonnelle amoureuse est « l’élan désintéressé vers une personne comme telle » (Max Scheler, cf. Thonnard, n. 635, p. 1050). Que l’œuvre de chair doive respecter ce critère : c’est bien l’idée de Gaudium et spes. Selon cette philosophie, l’amour « possède en lui-même sa propre finalité » (P. Marie-Dominique Philippe, Au Cœur de l’amour, p.115). L’ordre objectif des êtres et des fins, comme disait Pie XII, est mis entre parenthèses.
« Si la nature, dit Pie XII, avait eu en vue exclusivement ou du moins en premier lieu un don et une possession réciproque des époux dans la joie et dans l’amour, et si elle avait réglé cet acte uniquement pour rendre la plus heureuse possible leur expérience personnelle, et non dans le but de les stimuler au service de la vie, le Créateur aurait adopté un autre plan dans la formation et la constitution de l’acte naturel. Or cet acte est au contraire tout subordonné et ordonné à cette grande loi de la génération et éducation de l’enfant, « generatio et educatio prolis », c'est-à-dire à l’accomplissement de la fin première de mariage, origine et source de la vie. » (Allocution aux sages-femmes, 29 octobre 1951, Utz-Groner-Savignat, Relations humaines et société contemporaine, n° 1160).
Ainsi, reniant Pie XII et l’ordre objectif naturel, le nouveau code de droit canon est la porte ouverte à l’union libre et au pacs, à la contraception et à l’avortement. La fécondité d’antan fait place à la stérilité. La soi-disant civilisation de l’amour est une civilisation de mort. Dieu, législateur de la nature, étant rejeté, la chrétienté court à l’extinction physique. Voilà l’ultime aboutissement du modernisme.
8. Le Christ Roi revu par le personnalisme d’Emmanuel Mounier
La politique est le sommet de la morale. Passons donc de la morale conjugale à la politique, qui, en régime chrétien, s’appelle le Christ Roi. La royauté politique de Jésus, c’est son droit d’imposer sa loi aux lois civiles. Eh bien le Christ Roi va être purifié lui aussi dans une vision historiste et par le personnalisme. Ce n’est plus l’existentialisme, c’est le personnalisme français, avec Emmanuel Mounier (1905-1950) et Jacques Maritain (1882-1973), tous deux catholiques.
8.1. La liberté religieuse purifiée à l’aide d’Emmanuel Mounier
La révision, postulée par le progrès philosophique, affecte d’abord la personne humaine, puis, postulée par le sens le l’histoire, elle va affecter l’Etat, dans les rapports que la personne et l’Etat ont avec la religion. Considérons d’abord la personne.
– Il a manqué à Lamennais (1782-1864) l’outil nécessaire pour introduire la liberté des cultes « en christianisme » (Yves Congar, Vraie et fausse réforme, p.344) ; pour cette raison, Lamennais fut condamné en 1832 par l’encyclique Mirari vos de Grégoire XVI (Dz 1613-1615), qui n’a pas su voir la racine chrétienne de cette liberté.
– Cet outil correcteur, procuré par Emmanuel Mounier (1905-1950), est la dignité de la personne humaine. La liberté des cultes, « valeur la mieux éprouvée de deux siècles de culture libérale » (Ratzinger, Entretien avec Vittorio Messori, 1984), peut être aujourd’hui « épurée et corrigée » (Congar et Ratzinger), si, au lieu de la faire reposer sur le sable mouvant de la liberté de conscience, fondée sur l’indifférence religieuse, on la fait se fonder sur le roc solide de la « la nature de la personne » (Jean-Paul II, Veritatis splendor, année 1993, n°50). Selon Mounier, la personne se constitue par son agir libre et responsable « en vertu de ses propres options ».
– Le résultat de cette correction est la liberté religieuse proclamée par Vatican II (déclaration Dignitatis humanae, n° 2). La personne qui, en matière religieuse, « agit selon la conscience de son devoir » ou qui dans l’exercice de son culte religieux, « est en recherche de la vérité », est digne de respect et son culte de liberté. Cette conclusion est le produit d’un double processus : purification de la condamnation passée et assimilation de la vérité philosophique présente, celle des années l950 (Vatican II, Gaudium et spes, n° 11, § 2).
Il est pourtant évident qu’au critère objectif de la vérité du Christ, le concile a substitué le critère subjectif de la « vérité de la personne », comme l’appelle Jean-Paul II dans Veritatis splendor, n° 40, faisant référence à Gaudium et spes, qui parle de la « vérité essentielle de l’homme » (§ 1), disant que « l’Evangile (…) respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix » (§ 2).
8.2. La civilisation laïque vitalement chrétienne de Jacques Maritain
Si nous considérons maintenant l’Etat dans ses rapports avec la religion, le même processus s’applique, grâce à l’idée de « cieux historiques » du philosophe Jacques Maritain, apôtre d’une « nouvelle chrétienté » qui serait « l’analogue » moderne de la chrétienté médiévale.
– La chrétienté médiévale était caractérisée par le maximum de contrainte au service d’un ordre social théocratique, aux dépens de la personne.
– A cet idéal historique dépassé dont succéder aujourd’hui une « nouvelle chrétienté » caractérisée par le maximum de liberté au service de la personne et de sa « liberté d’exultation ». C’est le seul « idéal historique concret » de notre époque moderne (Maritain, Humanisme intégral, année l936, p. 134-135). – La parenté de pensée avec Drey et Dilthey est frappante.
– On suppose en outre que, tout comme le philosophe, l’Etat est devenu agnostique : il ne constitue pas une instance capable de reconnaître la divinité de Jésus-Christ (Père John C. Murray, expert au Concile ; cardinal Ratzinger, entretien du l4 juillet 1987 avec Mgr Marcel Lefebvre).
– Il s’ensuit que le règne social du Christ ne peut, ne doit plus être ce qu’il a été. Il doit être maintenant « une société laïque d’inspiration chrétienne » (Maritain). Ce sera une laïcité ouverte, animée spirituellement par « les valeurs éthiques des religions » (Vatican II, Dignitatis humanae, n. 4, d ; Benoît XVI, 22 décembre 2005). En un monde religieusement pluriel, la dignité de la personne paraît à Mounier « la seule base adaptée au large rassemblement des bonnes volontés » (Thonnard, Précis, n° 657, p. 1091).
En adoptant ce personnalisme politique, l’Eglise conciliaire adopte l’idéologie maçonnique et renonce à prêcher le Christ, roi des nations. L’homme prend la place de Dieu.
9. La foi moderniste de Benoît XVI
Comment expliquer ce manque de foi ? Voilà un théologien, un cardinal, un pape qui se désintéresse de la réalité de l’incarnation, de la rédemption et de la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ. – C’est qu’il a une foi moderniste.
9.1. La foi, rencontre, présence et amour
Jamais vous ne trouvez chez Joseph Ratzinger ni l’objet de la foi (les vérités révélées) ni le motif de la foi (l’autorité de Dieu souverainement vérace). Cela n’est pas nié, mais ce n’est jamais évoqué. Au lieu de cela vous trouvez la rencontre, la relation interpersonnelle avec Jésus et le sens que cette rencontre donne à la vie, Rien de cela n’est faux, mais ce n’est pas la foi, c’est une vue personnaliste de la foi.
Le théologien de Tübingen commente ainsi « je crois…en Jésus-Christ » : « La foi chrétienne est une rencontre avec l’homme Jésus, et elle découvre dans une telle rencontre que le sens du monde est une personne. Jésus est le témoin de Dieu, mieux : il est la présence de l’éternel lui-même dans ce monde. Dans sa vie et par la donation totale de lui-même pour les hommes, le sens de la vie se révèle comme une présence, sous la forme de l’amour, qui m’aime moi aussi et qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue » (Foi chrétienne, p. 36-37).
Rencontre, présence, amour...ce n’est pas la foi et cela occulte l’objet de la foi. Dans notre Credo, écrit Joseph Ratzinger, « le formule centrale ne dit pas : »je crois à quelque chose » mais « je crois en Toi ». L’affirmation est vraie, nous croyons en Dieu, mais la négation est hérétique car elle nie l’objet de la foi, les articles de foi, les douze articles du symbole des apôtres.
Devenu préfet de la sacrée congrégation pour la doctrine de la foi, Joseph Ratzinger décrit ainsi le catholicisme : « Il s’agit d’entrer dans une structure de vie, et cela englobe le plan de notre vie dans sa totalité. Voilà pourquoi, je crois, on ne peut jamais l’exprimer avec des mots. Naturellement, on peut désigner des point essentiels» (Le sel de la terre, Flammarion, 2ème éd., 2005, p. 19). Et la foi : « L’essentiel pour devenir chrétien, dit-il, c’est de croire en cet événement : Dieu est entré dans le monde, et il a agi, c’est donc une action, une réalité, non seulement une configuration d’idées » (p. 21).
Cette foi sans vérités de foi, sans dogmes, est la réduction personnaliste de ce qu’a été la foi d’enfant de Joseph Ratzinger. Sa foi est devenue, à la manière de Max Scheler, la rencontre avec le « Toi » du Christ. Sa foi et aussi, une « décision fondamentale de percevoir Dieu et de l’accueillir », comme chez Gabriel Marcel, pour qui la foi est un événement strictement personnel et en ce sens incommunicable.
La foi catholique est ainsi supprimée. La foi, adhésion ferme de l’intelligence à des vérités révélées, est annihilée. L’autorité de Dieu qui révèle est remplacée par l’expérience religieuse d’un chacun.
9.2. Une foi qui expérimente sur Dieu en catégories philosophiques
Que la foi soit le fait d’une conversion, qu’elle soit le résultat d’une recherche personnelle, qu’elle soit accompagnée d’une expérience savoureuse de Dieu grâce aux dons de sagesse et d’intelligence, cela est beau, cela est admirable, cela arrive, mais cela reste l’exception. Et quelles que soient les richesses que les grâces mystiques donnent à la foi, il faut affirmer avec le P. Marin Sola que « l’unique source objective de toute connaissance surnaturelle, c’est la vérité de foi ». De là naît la dépendance essentielle et la subordination de la théologie spéculative ou de la théologie mystique à l’égard du dépôt révélé et de l’autorité de l’Eglise. Par la voie intuitive des dons du Saint-Esprit, la théologie mystique peut saisir plus vite ou plus de vérités, mais elle ne peut en atteindre davantage que n’en a toujours contenu implicitement le dépôt révélé (cf. Marin Sola, L’évolution homogène du dogme, 2e éd., Fribourg, Suisse, T. 1, p. 375).
Ceci acquis, il faut dire que la foi qui veut « expérimenter sur Dieu » en concepts de la philosophie soit existentialiste soit personnaliste n’a rien à voir avec la mystique ni avec la théologie mystique. Car une chose est la profondeur du mystère, devant laquelle s’arrête admirativement le mystique, autre chose est l’intensité d’émotion à laquelle s’arrête l’idéaliste dans sa relation intersubjective avec le Christ. Le mystique s’efface devant le mystère et se fait tout adorant. L’idéaliste s’affirme comme le « je » corrélatif du « tu », comme le sujet qui entre en interaction avec l’objet de sa foi. – Au contraire, le théologien contemplatif, comme saint Thomas d’Aquin, « n’a pas pour but de faire confidence aux auditeurs des sentiments que suscite en l’âme du docteur la vérité contemplée, mais de livrer cette vérité » (DTC, Thomas d’Aquin, objectivité de son enseignement doctoral).
Prenons garde de remplacer l’autorité divine révélante, qui est l’unique motif de la foi, par l’expérience de l’intersubjectivité proposée par Joseph Ratzinger. Ce serait anéantir toute l’autorité de la proposition de la foi par le magistère de l’Eglise.
10. Conclusion : un supermodernisme sceptique
Pour conclure, je dirais que nous avons aujourd’hui affaire à un modernisme perfectionné, un supermodernisme sceptique. Les modernistes considéraient les dogmes comme de purs symboles. Aujourd’hui, on ne nie pas les dogmes, on ne nie pas le mystère, on ne devient pas franchement athée ou hérétique, non, simplement on met entre parenthèses l’incarnation réelle, la rédemption réelle, le Christ Roi réel, voire le Dieu réel. On met tout ça entre parenthèses. Ce qui nous intéresse c’est leur puissance d’évocation de nos problèmes existentiels pour nous aider à les résoudre.
10.1 Une foi dubitante
Cent ans avant Pascendi, Kant voyait déjà dans les dogmes – si vous lisez Kant c’est intéressant il a écrit en 1793 un ouvrage intitulé : «La religion dans les limites de la simple raison» – Kant voyait déjà dans les dogmes de purs symboles d’idées morales
Cent ans après, c’est un prêtre catholique mais bientôt excommunié, Alfred Loisy, qui fait les mêmes théories, dénoncées par saint Pie X en 1907.
Et puis cent ans après Pascendi, en 2007 ce sont des théologiens catholiques, dont un futur pape, hélas, qui, imbus de toute la philosophie du XIX° et du XX siècle, désincarnent, décrucifient et découronnent Jésus-Christ. Mais leur foi subjective est « aux prises avec les flots du doute » dont parle Joseph Ratzinger dans son ouvrage : «La foi chrétienne», pages 11-12.
Cette foi veut expérimenter sur Dieu au lieu d’adhérer simplement à Dieu; cette foi se livre à la raison philosophique au lieu de se fier à l’autorité de Dieu qui révèle ; cette foi est fragilisée par ses raisons humaines. Elle est aux prises avec le doute, car Joseph Ratzinger dit que le croyant, comme l’incroyant, est toujours menacé par le doute sur sa position :« le croyant sera toujours menacé par l’incroyance et l’incroyant sera toujours menacé par la foi » (Foi chrétienne, p. 11). Un tel croyant ne peut plus proposer au monde sans Dieu, à un monde sans Dieu en péril de se perdre, comme moyen de salut, qu’un Dieu idéel et hypothétique : le Dieu d’Emmanuel Kant, un Dieu « dont on ne saurait affirmer qu’il existe en dehors d la pensée rationnelle de l’homme » (Kant, Opus postumum, Convolutum VII).
Au temps des Lumières, on a cherché à établir des loi universelles valables même si Dieu n’existait pas ; aujourd’hui, conseille Joseph Ratzinger, il faudrait inverser ce mot d’ordre et dire : « même qui ne réussit pas à trouver la voie de l’acceptation de Dieu devrait chercher à vivre et à diriger sa vie comme si Dieu existait » (conférence à Subiaco, 1er avril 2005, juste avant d’être élu Pape). Voilà la solution sociale pour amener l’ordre dans le monde «L’homme devrait chercher à vivre et à organiser sa vie comme si Dieu existait», non pas parce que Dieu existe et que Jésus-Christ est Dieu, non. C’est donc d’un scepticisme épouvantable qui nous indique l’aboutissement ultime du modernisme. Le modernisme conduit au scepticisme, c’est-à-dire à des chrétiens qui ne sont plus sûrs de ce qu’ils croient ; ils se contentent .de conseiller : agissez comme si vous croyiez !
10.2. Face au supermodernisme, le remède se trouve dans saint Thomas d’Aquin
Voilà donc, chers amis, l’actualité plus que jamais de Pascendi face à cet accès aigu de modernisme qui affecte maintenant la chaire de Pierre elle-même. Eh bien Pascendi, nous prévenait, les pasteurs et les fidèles, contre cette contagion mortelle et Pascendi nous indiquait le remède à toute cette fausse philosophie : saint Thomas d’Aquin.
Le grand remède protecteur pour garder la foi saine, la vraie notion de la foi surnaturelle, assentiment ferme de l’intelligence à la vérité divine reçue du dehors, sur l’autorité même de cette divine vérité, c’est saint Thomas d’Aquin qui a donné cette simple définition de la foi. Et bien nous avons en lui le grand instrument protecteur de notre foi. En effet c’est parce que cette foi objective catholique concorde parfaitement avec la philosophie de saint Thomas d’Aquin que saint Pie X prescrit aux futurs prêtres « l’étude de la philosophie que nous a léguée le docteur angélique », citation de saint Pie X. Et donc je conclurais : à cette fièvre sceptique qui affecte les plus hautes autorités dans l’Eglise d’aujourd’hui, nous préférons la ferveur thomiste. " + Bernard Tissier de Mallerais
Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.
Scrutator.