Le postulateur n'a peut-être pas tout lu ?
Ultramontain - 2011-01-16 15:13:27
Le postulateur n'a peut-être pas tout lu ?
A l'annonce de l'ouverture du procès était jointe une demande de contribution à tout catholique. Il y en eu de nombreuses !
Il y eut au moins celle-ci que visiblement le postulateur n'a pas eu le temps de lire, n'a pas voulu lire, ou, si 'il l'a lue n'a pas jugé opportun de la joindre au dossier.
Extraits :
LE PROCÈS DE JEAN-PAUL II ENFIN OUVERT !
À titre de contribution au procès de béatification dudit serviteur de Dieu, nous avons adressé le mémoire suivant au postulateur de la cause.
Nous n’oserions présenter des objections à la béatification du défunt pape Jean-Paul II, si l’autorité ne nous en faisait un devoir par l’ “ édit ” du cardinal Camillo Ruini, vicaire général du pape Benoît XVI pour le diocèse de Rome, invitant tous les fidèles à lui communiquer directement ou à faire parvenir au tribunal diocésain du vicariat de Rome toutes les nouvelles dont on puisse tirer des éléments favorables ou contraires à la réputation de sainteté dudit serviteur de Dieu.
Petits frères et Petites sœurs du Sacré-Cœur, signataires de cette déposition, nous sommes catholiques romains, soumis à l’enseignement de l’Église selon les termes du Motu proprio “ Ad tuendam Fidem ” : c’est dire que nous considérons comme infaillibles non seulement les vérités révélées, mais aussi les vérités proposées de manière définitive par le Magistère de l’Église. En outre, nous « adhérons aux doctrines qui sont énoncées soit par le Pontife romain soit par le Collège des évêques, lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’ont pas l’intention de les proclamer par un acte définitif ».
Comment alors pouvons-nous présenter à votre tribunal des enseignements contraires à la réputation de sainteté dudit serviteur de Dieu, légitime Souverain Pontife pendant plus d’un quart de siècle ? Parce que, selon notre conscience éclairée, il nous paraît que ses enseignements et les actes qui en découlent contredisent les vérités révélées contenues dans la Parole de Dieu ou transmises par la Tradition. C’est dire la gravité des paroles et des actes dudit serviteur de Dieu que nous vous soumettons, et c’est cette gravité extrême qui nous détermine à faire notre devoir de baptisés, à l’appel du cardinal Ruini, pour témoigner contre sa réputation de sainteté.
De nombreuses objections ont déjà été formulées à l’encontre de l’enseignement du pape Jean-Paul II, de son vivant, par l’abbé Georges de Nantes, prêtre français et théologien, notre Père fondateur, sous forme de « plainte pour hérésie, schisme et scandale à l’encontre de notre frère dans la foi Karol Wojtyla ». Les motifs de cette plainte se trouvent rassemblés dans un “ livre d’accusation ” remis au Saint-Siège, le 13 mai 1983, par lui et deux cents délégués de la ligue de Contre-Réforme catholique. Bien que cette démarche soit conforme aux canons 212, 221 et 1417 du code de droit canonique, l’autorité a toujours refusé d’examiner et même de recevoir cette accusation contre le Souverain Pontife régnant.
Aujourd’hui, la maladie empêche l’abbé de Nantes de se présenter devant vous mais, convaincus de la vérité de son argumentation, constatant que nul théologien n’a su la réfuter du vivant dudit serviteur de Dieu, il est de notre devoir de rappeler au tribunal diocésain les motifs de la plainte de l’abbé de Nantes. Depuis 1983, d’innombrables écrits, faits et gestes dudit serviteur de Dieu n’ont fait qu’aggraver ces motifs en manifestant clairement sa persévérance dans les erreurs doctrinales qui lui avaient été reprochées au début de son pontificat par l’abbé de Nantes.
Nous entreprenons cette démarche avec confiance, surtout après avoir constaté avec une grande joie que le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique, préparé par le cardinal Ratzinger aujourd’hui devenu par la grâce de Dieu notre pape Benoît XVI, a effacé les traces des erreurs dudit serviteur de Dieu, dénoncées par l’abbé de Nantes auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 13 mai 1993, à l’encontre de l’Auteur du Catéchisme de l’Église catholique.
Nous montrerons que ledit serviteur de Dieu s’est éloigné de la foi catholique (I), qu’il en est résulté un détournement de l’espérance chrétienne au profit de l’utopie d’un monde nouveau ici-bas (II), provoquant un tragique refroidissement de la vertu de charité dans l’Église (III). Une conclusion montrera l’étonnante obstination dudit serviteur de Dieu à ne pas répondre aux demandes de Notre-Dame de Fatima.
L’ensemble de la démonstration expliquera comment un Pape jouissant d’une réputation de sainteté apparemment universelle, a pu laisser l’Église dans un état de crise sans précédent. N’est-ce pas le cardinal Ratzinger qui, à la veille de la mort dudit serviteur de Dieu, prêchant à sa place le chemin de croix au Colisée, s’écriait : « Souvent, Seigneur, ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part ! »
....///.... (30 pages à lire où vous savez)
À la fin de notre démonstration, le tribunal doit être saisi de la gravité des manquements dudit serviteur de Dieu à la foi, à l’espérance et à la charité, et du peu de cas qu’il a fait des demandes du Ciel révélées à Fatima par la Vierge Marie. Ces faits indubitables sont des obstacles insurmontables à sa béatification, mais ils expliquent l’état dramatique dans lequel il a laissé l’Église. À sa mort, elle apparaissait en toute vérité comme la « ville à moitié en ruine » de la vision du Secret montrée aux petits voyants le 13 juillet 1917.
En revanche, la prédication de la vérité de la foi, de l’espérance et de la charité à laquelle s’est consacré le pape Benoît XVI dès son accession au souverain pontificat, aide déjà à la restauration de l’Église et à la préparation des esprits et des cœurs pour la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Alors un temps de paix sera donné au monde, et les âmes seront sauvées.
De notre maison Saint-Joseph, le samedi 6 août 2005,
en la fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur.
Pour les Petits frères et Petites sœurs du Sacré-Cœur,
frère Bruno de Jésus.