difficile à résumer car les conséquences
Luc Perrin -  2011-01-16 01:12:11

difficile à résumer car les conséquences

négatives sont très diversifiées. Pour ma vie de tous les jours, je les lis dans des copies de mes étudiants, je les entends dans certaines de leurs questions, du flottement dans des mémoires de Master ... plus fréquemment sur les rayonnages de nos bibliothèques, articles et ouvrages qui affaiblissent la foi catholique, la fameuse théologie pluraliste par ex. Sachant que nous avons affaire à de futurs prêtres, des futurs responsables à tous niveaux, des religieux/gieuses, à des militant(e)s laïcs souvent avec des tâches pastorales, en charge de la catéchèse... Ce n'est sans doute pas votre quotidien XA, surtout si vous n'êtes pas abonné à La Croix ou T.C., si vous n'êtes pas membre d'une communauté paroissiale "ordinaire". Comme cette initiative alsacienne "ordinaire" ainsi décrite, annuelle : "Le dimanche matin de la fête, à l’heure propice de la sortie de la messe et du culte dominical, les croyants de toute appartenance sont conviés autour du podium de la fête. Il s’agit essentiellement de se mettre ensemble à l’écoute de la Parole qui rassemble et fait vivre chaque communauté de croyants : un poème des Upanishads, un passage de la Bible, quelques versets du Coran, une parole d’Evangile. Ces extraits des livres sacrés ont été choisis par chaque communauté selon un thème commun (par exemple : la famille de Dieu - la terre, un espace donné à tous – mon prochain, c’est qui ? ...). Une grande force et une belle fraternité se dégagent de ces rencontres : le petit prêche du rabbin, la psalmodie du Coran par l’imam, les béatitudes ou les paraboles de l’Evangile proclamées sur la place, c’est très émouvant, comme de chanter ensemble « A Allah, nous appartenons » ou bien « Laudate omnes gentes, laudate Dominum »." Un petit Assise dans le confusionisme le plus total : comment la "Parole qui rassemble" peut-elle être celle des Upanishads, le Coran et par ex. le Talmud pour un ... chrétien ? Que veut dire appartenir à Allah pour un juif ? Qu'est-ce que louer le "Seigneur" (Jésus Christ) (laudate Dominum) pour un hindou et un musulman ? Les dérapages liés à "l'effet d'Assise" sont quotidiens. Quelle part tout cela a sur le tarissement des vocations sacerdotales et religieuses, une cause qui s'ajoute à d'autres. En Amérique du Nord, des "célébrations" à la citrouille se sont multipliées en période de Halloween installant des citrouilles décorées sur les autels pour tendre la main au paganisme originel lié à "Samain". Un gros "scandale" (oups un Supérieur général va tempêter à ce gros mot) s'était produit à Fatima il y a quelques années etc. Si cela était le produit de mon imagination, partagée par d'autres comme vous avez pu voir, je vous renvoie à la lecture, qui vous a peut-être échappé tellement le texte a été mis sous le boisseau, de la Déclaration Dominus Iesus parue en 2000 avec l'approbation spécifique du futur bienheureux Jean-Paul II et dont le signataire était le cardinal Ratzinger (cosignée par Mgr Bertone). Tout le texte est à lire, pour ceux qui ne l'ont pas fait - c'est écrit de façon très pédagogique pour des gens qui ont un minimum de notions sur la foi catholique - et à ... relire. Si vous avez bien en tête les points saillants de ce document magistériel, vous pourrez voir, par vous-même, dans la "vie de tous les jours" les graves dangers que "l'effet d'Assise" (dans sa déformation et son affadissement de la doctrine catholique et même simplement du christianisme - cela malgré les explications en sens contraire donnée par le Magistère ) produit dans les têtes, dans les topos des journalistes, dans l'image projetée de l'Eglise tant à l'extérieur d'elle qu'à l'intérieur. Extrait du n°22 : "Le dialogue donc, tout en faisant partie de la mission évangélisatrice, n'est qu'une des actions de l'Église dans sa mission ad gentes.97 La parité, condition du dialogue, signifie égale dignité personnelle des parties, non pas égalité des doctrines et encore moins égalité entre Jésus-Christ — Dieu lui-même fait homme — et les fondateurs des autres religions. L'Église en effet, guidée par la charité et le respect de la liberté,98 doit en premier lieu annoncer à tous la vérité définitivement révélée par le Seigneur, et proclamer la nécessité, pour participer pleinement à la communion avec Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, de la conversion à Jésus-Christ et de l'adhésion à l'Église par le baptême et les autres sacrements. D'autre part la certitude de la volonté salvifique universelle de Dieu n'atténue pas, mais augmente le devoir et l'urgence d'annoncer le salut et la conversion au Seigneur Jésus-Christ." C'est autrement plus vital pour l'avenir du christianisme que les arguties autour de l'État confessionnel exclusif. Le n°4 de D.I. le souligne : "4. La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe)." Or Paul VI a établi que la nature de l'Église est d'être missionnaire : c'est donc un coup porté au coeur de la foi. Lien sur le site du Vatican : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html En face de cela, j'ai eu l'occasion de chercher, en vain, les acquis des 2 rencontres d'Assise depuis 1986. Mises à part des rencontres savantes entre quelques poignées d'hommes de bonne volonté qui, sans Assise, auraient très bien pu se retrouver. Hommes de bonne volonté qui, trop souvent, ne sont pas vraiment "représentatifs" des autres religions dans leur totalité, et dont l'exemple n'a pas empêché le 11 septembre, les massacres d'Irak, ceux du Caire et les assassinats ciblés de Turquie et au Niger d'un jeune homme qui venait épouser une musulmane. L'actualité c'est aussi notre vie quotidienne comme terrien. Formons des voeux pour qu'Assise III se démarque des deux rencontres précédentes en réduisant l'effet néfaste.