Pie XII a-t-il canonisé l'intégrisme du début du XXe siècle en canonisant Pie X ?
Non, il a canonisé une âme éprise de Dieu..., où alors il n'a rien canonisé du tout!Quand je lis La Croix, je n'ai pas cette impression, me trompai-je ?
Mais vous avez raison et vous ne vous trompez pas en effet: nous ne vivons plus sous Pie XII, et aujourd'hui, à l'époque d'une Eglise confisquée de toute part par l'idéologie, la sainteté n'intéresse plus personne, même lorsque l'on canonise (ou décanonise l'histoire de laquelle on se repent fot). Ce qui intéresse (ce qui passionne même!), ce sont les symboles. Et c'est bien pour cela qu'il y a urgence à canoniser (ou décanoniser) Jean-Paul II, même en outre-passant, pour la circonstance, "le canon" des procédures.Quelles sont les "nouvelles vertus", inconnues jusqu'à 1965, qui distingueraient Jean-Paul II ?
Mais! avez-vous bien lu l'article? Il pose justement la même question que vous, à notre jugement désemparé. Le nouvelles vertus, précise-t-il, seraient celles qui, étant vice auparavant, seraient devenues objet de louange après, et vice (sic) et versa, si vous me permettez. Il me semble que l'article ci-dessus ne fait rien d'autre que de poser LA bonne question sans y répondre, affirmant justement ne plus pouvoir y répondre... Et c'est précisément parce qu'en l'état il est impossible d'y répondre qu'il laisse le soin à l'honnêteté de chacun de situer "sa louange" entre telle ou telle sainteté. Prenons un exemple facile et néanmoins controversé, et sur lequel le Magistère actuel (vivant, comme disent certains) ne donne pas d'éclairage univoque: "Assise"! Assise (et son Esprit) est devenu vertu depuis, non pas 65 mais disons 86, tandis qu'il était péché contre le premier commandement auparavant. D'aucuns diront exactement le contraire, peu importe. Ce qui importe c'est de constater la nouveauté (ou non) par laquelle, pour laquelle, on s'empresse de canoniser, c'est tout La conclusion de la FSSPX est donc prudente: ô temps, suspends ta dévotion (et tes passions déplacées, que Diable!) jusqu'à ce que la vertu d'avant soit à nouveau celle d'après, et celle d'après à nouveau celle d'avant - et partant le jugement des hommes plus conforme à celui de Dieu. C'est tout, et c'est tout simple, limpide, et pacificateur. Poser cette question remets à sa juste place notre enthousiasme ou mésenthousiasme à propos de l'annonce de cette béatification.La notion de "nouvelle vertu" dans la vie d'un baptisé me laisse perplexe en tout état de cause.
Mais précisément, vous avez tout compris! D'où ma reconnaissance à l'intelligence de cet article: c'est limpide.