N.M. - 2011-01-14 13:58:04
Je dirais même plus
Mon cher Ion,
Je vois mal comment une "réponse logique de chrétien" pourrait ne pas être appuyée sur le magistère, et donc sur des citations du même magistère. A moins de nier que le magistère catholique soit la règle prochaine et directive de la foi... mais là cela s'appelle du protestantisme.
Sur le fond, j'entends bien que le fait d'être empêché au for externe et public de pratiquer publiquement sa religion va avoir des conséquences sur le for interne. Je dirais même plus : c'est souhaitable.
Dans le cas de l'ignorance non-coupable, l'interdiction qui est faite à la personne de pratiquer publiquement la fausse religion qu'elle professe a également comme finalité de l'amener à comprendre que l'objet vers lequel tend sa volonté est faux et mauvais : que c'est une fausse religion. Bref, l'interdiction qui lui est faite est pour elle l'occasion de rectifier sa conscience objectivement faussée (mais non coupablement) en l'ordonnant désormais vers un objet bon, en l'espèce la vraie religion.
Inversement, le régime de non-coaction (qui plus en est en contexte non-confessionnel) amène depuis beau temps les catholiques à penser que les religions non-catholiques sont bonnes et vraies compte tenu du fait que leur exercice public n'est pas proscrit par principe. Par étapes, ils en viennent ainsi insensiblement à croire que toutes les religions se valent. Par conséquent, et même si ses promoteurs n'en voient ni n'en souhaitent les conséquences, la liberté religieuse des catholiques libéraux avant-hier et de DH aujourd'hui est cause de l'apostasie des masses.
Quant au fait que la liberté de la conscience (for interne) soit le fondement d'une liberté de conscience au for externe et public, je nie compte tenu du fait justement que le jugement de la conscience peut se porter vers un objet mauvais (mais perçu comme bon) là où l'objet lui demeure tel (c'est-à-dire mauvais) de par sa nature, et qu'un objet mauvais ne peut être l'objet d'un droit objectif.
Bien à vous également, en souvenir notamment des discussions passées
N.M.