En quoi l'exercice PUBLIC d'une fausse religion serait-il nécessaire ?
Meneau - 2011-01-14 13:51:37
En quoi l'exercice PUBLIC d'une fausse religion serait-il nécessaire ?
La dignité humaine fonde à droit à rechercher librement la vérité. On ne peut donc pas interdire à un homme de rechercher cette vérité, et, s'il croit l'avoir trouvé dans une fausse religion, on ne peut pas non plus lui interdire la pratique privée de ce faux culte.
Mais en quoi une interdiction de la pratique PUBLIQUE de son faux culte pourrait-il empêcher quelqu'un de chercher la vérité ? Il faudrait préciser votre question ou l'étayer de quelques exemples.
Précisons d'emblée que l'objection selon laquelle l'homme serait par nature ordonné à vivre en société, ne suffit pas à légitimer le libre exercice des faux cultes. L'homme est un animal social, parce que cette société l'aide à atteindre sa perfection. Mais l'adepte de la fausse religion n'a pas trouvé la Vérité. La libre expression de son erreur ne l'aide pas à atteindre sa perfection, de même qu'elle n'aide pas non plus les autres citoyens.
En quoi donc l'interdiction de l'exercice PUBLIC des faux cultes serait donc in fine un contrainte allant à l'encontre de la liberté au for interne ?
Serait-ce que, en général, un Etat ne puisse interdire à quelqu'un d'agir selon sa conscience ? Cette objection ne tient évidemment pas non plus : quelqu'un qui serait, en conscience (certes erronnée...), persuadé qu'il doit absolument assassiner tout son entourage, devrait évidemment être empêché d'agir. L'Etat a le droit d'empêcher quelque chose d'objectivement mauvais, indépendamment des disposition subjectives de l'individu.
Et c'est bien cela aussi qui fonde le droit pour l'Etat à limiter la pratique publique des faux cultes. Tant qu'il s'agit d'un acte privé, l'Etat doit respecter la liberté de la conscience. Mais dès qu'il s'agit d'un acte public, il est du devoir de l'Etat d'empecher quelque chose d'objectivement mauvais.
Cordialement
Meneau