N.M. - 2011-01-12 22:52:16
C'est bon...
Je reconnais que j'ai eu tort de vous imputer la première bourde compte tenu du fait que vous vous êtes effectivement corrigé (dans le message par vous indiqué). Mea culpa.
Pour la référence tirée du Dictionnaire d'Apologétique, c'est tout de même une opinion d'une autre trempe que la vôtre ou la mienne (dans la mesure où elles viendraient à différer) et qui fait le tour justement des théologiens sur le sujet.
Concernant le Syllabus, même en suivant l'opinion exprimée par le R.P. d'Alès, on ne peut certes pas dénier que le Syllabus relève en tant que tel du magistère : personne n'a ici affirmé le contraire, et certainement pas moi (ni même John L., du moins il me semble).
Et ni D'Alès ni votre serviteur ne tiennent qu'il n'y a pas d'"affirmations doctrinales pérennes" dans le Syllabus. Je ne vois vraiment pas où est-ce que j'aurais bien pu vous faire penser ça !
Le problème, me semble-t-il, c'est que vous brassez trop de problèmes en même temps. Il faut répondre aux questions les unes après les autres. Ici il faut d'abord essayer de qualifier le degré d'autorité du Syllabus.
Pour ma part, je dirais qu'au minimum minimorum le Syllabus relève en tant que tel du magistère simplement authentique qui, à défaut d'être "infailliblement vrai" (pour reprendre la terminologie de Journet héritée de Franzelin) est "infailliblement sûr".
En d'autres termes (et encore une fois au minimum) le Syllabus relève en tant que tel non pas du magistère attestant infailliblement que telle proposition est révélée ou nécessairement liée à la Révélation, mais du magistère enseignant (prudentiellement) quelle est la doctrine catholique. Leur note théologique (desdites proposition) est donc à tout le moins : "doctrine catholique".
Mais, dans cette perspective, il faut considérer également qu'il y a sans aucun doute des propositions du Syllabus qui relèvent du magistère infaillible (à proprement parler) en tant qu'elles sont par ailleurs (c'est-à-dire dans les encycliques ou décrets dont elles sont tirées) attestées manifestement comme étant révélées (de foi divine et catholique) ou nécessairement liées à la Révélation (de foi catholique - ou de foi ecclésiasitique).
A partir de là, il me semble que l'on a déjà quelque peu progressé, et que l'on peut envisager d'examiner les propositions du Syllabus les unes après les autre (et donc en se rapportant chaque fois à leur "contexte" d'origine). Travail de longue haleine. Ouvrez-vous un séminaire strasbourgeois à cet effet ?