nous sommes d'accord au moins un peu alors
Luc Perrin -  2011-01-12 18:02:39

nous sommes d'accord au moins un peu alors

"Alors que, pas plus tard que hier, le “dur des durs” (dixit Luc Perrin) vous a précisé que, de l’avis d’auteurs sérieux (j’ai cité Choupin) il n’est pas certain que le Syllabus soit une définition ex cathedra, mais c’est incontestablement “une décision doctrinale du Pape, faisant autorité dans l’Église universelle” : comme telle, elle ne peut rien contenir de contraire à la foi. Rien de contraire à la foi, ce n’est pas l’équivalent d’un dogme : il y a des degrés dans les vérités comme il y en a dans les erreurs." (Vianney) Nous sommes d'accord alors ? puisque des articles relèvent du magistère ordinaire, pastoral en l'occurence donc révisable. Il n'y a rien de "contraire à la foi" évidemment dans le Syllabus : votre réponse, indirecte via citation, ne répond pas à ce que j'ai avancé sur l'obsolescence de certaines propositions. J'avais cru en vous voyant tenter de défendre le for ecclésiastique intégral - avec une mauvaise lecture de l'article, "même" ne conditionne pas la proposition mais s'y ajoute - que vous tentiez de défendre l'actualité de toutes et chacunes des 80 propositions. C'est ce que déclarait sans barguigner Antoine auquel je répondais comme vous avez pu le voir : le FC permet de savoir d'emblée à qui un post s'adresse et il suffit de rétablir le fil avec ses liens. Ouf je me réjouis si vous revenez au moins un peu parmi nous, pauvres mortels du XXIe siècle. Sur la contradiction entre les deux positions, nul sauf dom Basile ne prétend que Pie IX et D.H. enseignent rigoureusement la même chose. Personne ne l'a dit à Vatican II. Le Concile pense avoir sauvegardé les principes tout en évoluant sur les points qui lui semblait non vitaux pour la vie de l'Église, liés à une mentalité, à une époque ou au souvenir d'une époque révolue en 1965. Reste donc à savoir, vous le montrez vous-même, si ces interprétations divergentes sont bien liées à un contexte différent et à une actualisation de la doctrine en fonction de ce contexte différent, d'une expérience historique distincte - les Pères il conviendrait d'en prouver l'unanimité, tâche ardue, avaient-ils une expérience de la laïcité ? par exemple. Enfin si vous admettez, derrière l'autorité du P. Choupin, qu'il y a du magistère non dogmatique ordinaire dans le Syllabus, c'est déjà un acquis. Un peu plus et nous allions nous trouver hérétiques à vouloir réviser la liturgie en Forme ordinaire et critiquer les documents magistériels qui l'ont instaurée qui doivent pourtant bien s'appuyer aussi sur la Révélation ...