"Ce n'est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu'est fondé le droit à la liberté religieuse. C'est pourquoi le droit à cette immunité persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l'obligation de chercher la vérité et d'y adhérer dès lors que demeure sauf un ordre public juste."
Autrement dit (et histoire de mettre les points sur les "i") DH, au moins pour ce qui regarde le droit à ne pas être empêché de pratiquer publiquement son culte, se contrefiche complètement de savoir si la personne est ou non réellement et sincèrement en recherche de la vérité. Bis repetita placet... Bea dixit (voir ici pour la référence) :"En d'autres termes, également le droit de celui qui erre de mauvaise foi reste complètement sauf"
Et Jean-Paul II dixit (toujours ici pour la référence) :"Ce droit est un droit humain et donc universel car il ne découle pas de l'action honnête des personnes ou de leur conscience droite, mais des personnes mêmes"
Donc, ne vous en déplaise, DH n'a nullement promulgué (ici) un droit objectif à ne pas être empêché de pratiquer publiquement son culte qui soit conditionné par l'"orientation de la consience" "en direction de la vérité" censément recherchée ! Et d'autant plus qu'un tel droit ne signifie rien du tout. En effet ni l'Etat ni même l'Eglise hiérarchique ne sont juges du for interne : seul Dieu scrute les reins et les coeurs. Comment garantir un droit à quelque chose, à une disposition de la personne, que l'on ne peut réellement appréhender ? L'Etat et l'Eglise hiérarchique ne jugent que du for externe en tant qu'il est publiquement manifesté.