les Syllabusiens nous disent que tout y est dogme de foi sauf (peut-être ?) la typographie
Alors que, pas plus tard que hier, le “dur des durs” (dixit Luc Perrin) vous a précisé que, de l’avis d’auteurs sérieux (j’ai cité Choupin)il n’est pas certain que le Syllabus soit une définition ex cathedra, mais c’est incontestablement “une décision doctrinale du Pape, faisant autorité dans l’Église universelle” : comme telle, elle ne peut rien contenir de contraire à la foi.
Rien de contraire à la foi, ce n’est pas l’équivalent d’un dogme : il y a des degrés dans les vérités comme il y en a dans les erreurs. Une précision. John L. se trompait en croyant que “le Syllabus a été rédigé pour expliquer Quanta Cura”. Vous faites erreur de votre côté en voyant dans le Syllabus un “résumé des propositions condamnées par l’encyclique” alors qu’il contient en fait, références à l’appui, 80 propositions condamnées tirées d’une trentaine d’encycliques, allocutions ou lettres pontificales. Dès lors, pour connaître l’autorité de chacune de ces condamnations, il convient de remonter à leur source respective. Pour ce qui est de la liberté des cultes, c’est précisément l’encyclique Quanta Cura qui la condamne, et les termes employés par Pie IX (que John L. rappelle opportunément) sont sans appel :Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : “la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande”.
Impossible de ne pas apercevoir la similitude entre cette proposition (condamnée) et celle de Dignitatis humanæ :Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à la contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres, dans de justes limites.
Or, notamment dans son § 9, DH prétend aussi s’appuyer sur la Révélation !... V.