...rappelé par Abel dans cet exposé, c’est que, lorsqu’un catholique quitte l’Église, il n’agit jamais selon la conscience :« La condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi est totalement différente de celle de ceux qui, conduits par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de révoquer en doute cette foi. » (Concile Vatican I, 20 avril 1870.)
En ignorant complètement cette distinction, Dignitatis humanæ tombe là encore dans le naturalisme condamné par Pie IX qui aboutit à ce “que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie religion et les fausses” (Quanta Cura).