l'amour surnaturel et raisonné du prochain n'est-il pas premier par rapport aux conséquences de la dignité humaine?
Presbu -  2011-01-11 19:45:59

l'amour surnaturel et raisonné du prochain n'est-il pas premier par rapport aux conséquences de la dignité humaine?

Entre "Syllabusiens" et "Dupanloupiens", arbitrer ne peut se faire que dans une vue véritablement surnaturelle: La dignité humaine, qui justifie la liberté religieuse selon DH ne peut pas être en elle-même une valeur absolue: elle n'est qu'une conséquence de l'amour créateur de notre Dieu, qui s'impose de respecter la liberté de l'homme, bien que celui-ci soit enclin à cette horreur qu'est le péché, sans parler de toutes erreurs de jugement. Puisque la dignité humaine, ontologiquement, n'est pas un impératif catégorique ni une cause première de la morale publique et privée, non plus que ne l'est l'urgence contraignante de la Vérité, elles doivent toutes deux être considérées comme des biens certes pas faciles à concilier, selon la vertu de Prudence mais surtout selon selon l'exemple de la Miséricorde du Christ cloué sur la Croix, puis discrètement ressuscité, et désormais dans les cieux, disparu à nos regards, jusqu'à ce qu'Il revienne juger les vivants et les morts... . ---> En politique comme en nos vies privées, il restera toujours jusqu'à la fin du monde cette tension tragique du Christ qui dit "écoutez-moi, répondez à mon amour en observant mes commandements" et qui refuse d'envoyer douze légions d'anges pour se sauver de la Croix.