C’est pourquoi chacun a le devoir et, par conséquent le droit, de chercher la vérité en matière religieuse, afin de se former prudemment un jugement de conscience droit et vrai, en employant les moyens appropriés.
Beaucoup de malentendus concernant DH, viennent donc de la non-distinction ou plutôt de l'amalgame que font beaucoup de membres de la tradition entre la liberté de conscience définie par l'Eglise et celle définit par ces 'ils' dans les propositions condamnées par le Saint Père dans QC. Bien que plusieurs fois j'en ai demandé des éclaircissements en particulier à Ennemond, pour la première fois ici, Monsieur Perrin aborde, cette distinction, la liberté de conscience est condamnée au sens libéral.D.H. ne rejette d'ailleurs pas l'État confessionnel ou les accords concordataires mais n'en fait plus un absolu à atteindre à plus ou moins brève échéance. On ne répétera d'ailleurs jamais assez que D.H. aborde la liberté religieuse sous l'angle des rapports avec l'État, ce n'est bien évidemment et explicitement pas une approbation de la liberté de conscience (au sens laïque/libéral) dans l'Église.
Donc votre proposition interrogative :Si je vous suis bien, le jour où l'avortement sera universellement un droit constitutionnel, et où sa remise en cause ne ferait que troubler gravement l'ordre public (on n'en est pas loin), l'Eglise devra écrire dans une déclaration doctrinale : "Nul ne peut être empêché de prôner l'avortement" ? Ou tout au moins, rencontrant les faits, l'Eglise devra sortir de la pure "fiction juridique" selon laquelle un gouvernement devrait interdire l'avortement ?
est contre toute logique, et en particulier contre le sens de DH.C’est pourquoi chacun a le devoir et, par conséquent le droit, de chercher la vérité en matière religieuse, afin de se former prudemment un jugement de conscience droit et vrai, en employant les moyens appropriés.
Le jugement de conscience qui conduirait à votre proposition interrogative pourrait-il être droit et vrai? Cordialement.