Le remplacement de nos signes identitaires.
Meneau - 2011-01-10 12:02:55
Le remplacement de nos signes identitaires.
Relisant un vieil article de Vittorio Messori qui déplorait la perte de nos signes identitaires catholiques, je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle. (Il s’agit juste d’un parallèle, au niveau culturel, au niveau de la visibilité de la religion ; bien entendu, les motivations religieuses derrière l’un ou l’autre de ces signes sont complètement différentes. N’empêche… !).
Nos prêtres ont perdu la soutane, et on ne sait souvent plus les distinguer dans la rue du commun des mortels. En contrepartie, il n’est plus rare de croiser barbes, djellabas et tchadors.
Nos femmes ne se couvrent plus la tête à l’Eglise. En contrepartie, les femmes musulmanes se promènent voilées.
Nos Eglises disparaissent. En contrepartie, les mosquées fleurissent.
Nos fêtes religieuses sont menacées, soit de disparaître, soit de perdre leur sens chrétien. En revanche, il sera de bon ton de souhaiter un bon ramadan ou une bonne fête de l’aïd, fêtes qui ne sont pas prêtes de perdre leur identité religieuse.
Nous faisions abstinence le vendredi, et les cantines et restaurants d’entreprises proposaient systématiquement un repas sans viande le vendredi. Maintenant, les mêmes cantines n’y font plus attention, mais en revanche proposent des alternatives hallal.
Nous avions une langue liturgique, le latin. En contrepartie, la langue coranique envahit les rues.
Nous avions des cimetières et nos inhumations. De plus en plus nous incinérons nos morts. L’incinération est toujours par contre formellement interdite (et l’interdit respecté) chez les musulmans.
Nous avions nos processions et nos fêtes patronales. Maintenant, en plusieurs endroits en France et en Italie notamment, les rues sont bloquées à la circulation pour la prière du vendredi (alors même que les mosquées attenantes sont dans le même temps inutilisées).
Alors certes, on peut voir dans ces signes identitaires catholiques des choses démodées, pas bien justifiées (souvent par ignorance, d'ailleurs), ou ridicules. Mais ne nous étonnons pas si le catholicisme cède le terrain à d’autres religions… Et vive la laïcité !...
Cordialement
Meneau