J'ai bien lu ce que vous écriviez
Mandrier - 2011-01-09 21:45:26
J'ai bien lu ce que vous écriviez
Où vous pouvez lire par sens anagogique dans les Ecritures la pesée des âme; je l'ignore. En revanche, nombre de saints, à commencer par Saint Augustin l'ont lu dans l'Apocalypse, dans le psaume 94, dans le livre de Daniel, d'Isaïe, dans l'epitre de Jude etc.
Parmi les nombreux théologien qui l'ont évoqué on retrouve saint Augustin, saint jean chrysostome ou Pierre le Vénérable dans ses Miraculia, ouvrage dans lequel il détaille par le menu tout ce dont vous parliez en le rapprochant du Livre des Morts egyptien.
Enfin, je terminerai par une citation de sainte Brigitte de Suede (XIVe siècle) :
« Après la mort de son fils, Sainte Brigitte fut transportée dans un palais vaste et magnifique. Elle vit Jésus-Christ assis sur son tribunal et entouré de la cour innombrable des Anges et des Saints. Près de Lui se tenait sa très-sainte Mère, qui écoutait avec attention le jugement. Elle aperçut aux pieds du juge, sous la forme d'un enfant nouveau-né, l'âme du défunt, tremblante, ne pouvant ni voir ni entendre ce qui se passait, mais en ayant la perception intime. A la droite du Juge et près de l'âme se tenait un Ange; le démon était à gauche; mais ni l'un l'autre ne touchaient l'âme. Le démon se mit alors à crier : « Écoutez, Juge tout-puissant. J'ai à me plaindre d'une femme qui est à la fois ma Souveraine et votre Mère, à laquelle votre amour a donné tout pouvoir sur le ciel et sur la terre, et sur nous, démons de l'enfer. Elle m'a injustement ravi l'âme qui comparaît devant vous. Car, en bonne justice, j'avais le droit de m'en emparer au moment de sa sortie du corps et de l'amener, avec mes compagnons, devant votre tribunal. Or, ô juste Juge, l'âme n'était pas sortie pour ainsi dire du corps, que cette femme, votre Mère, s'en est saisie, l'a couverte de sa puissante protection, et vous l'a présentée. » La Bienheureuse vierge Marie, Mère de Dieu, répondit ainsi : « Ecoute, Satan, ma réponse. Quand tu sortis des mains du Créateur, tu avais l'intelligence de la justice qui est en Dieu dès l'éternité et sans commencement. Tu as eu aussi la liberté d'agir à ton gré, et, bien que tu aies préféré haïr Dieu que de lui donner ton cœur, tu sais cependant ce que la justice exige. Or je te dis qu'il m'appartient plus qu'à toi de présenter cette âme à Dieu, son Juge. Car, durant son séjour sur la terre, elle m'a témoigné une grande affection; elle se plaisait à se rappeler que Dieu a daigné me choisir pour sa Mère et qu'il a voulu m'exalter au-dessus de toutes les créatures. » La pensée des privilèges dont Dieu a bien voulu m'honorer, lui inspirait un tel amour qu'elle se disait souvent à elle-même : « Je suis si heureuse de voir la Très-Sainte vierge Marie plus chère à Dieu que toutes les créatures, que pour rien au monde je ne donnerais la joie que j'en ressens. Bien plus, je mets cette joie au-dessus de tous les plaisirs de la terre, et s'il était possible que Marie perdît un seul instant quelque chose de sa haute dignité, j'aimerais mieux, s'il m'était donné de l'empêcher, être éternellement tourmentée dans les abîmes de l'enfer que de le souffrir. Donc, gloire éternelle et action de grâces infinies à Dieu, pour cette faveur singulière et cette gloire immense qu'il a donnée à sa Bienheureuse Mère." » « Tu vois, Satan, dans quelles dispositions cet homme est mort. Que te semble-t-il donc ? N'était-il pas juste que je prisse cette âme sous ma protection devant le tribunal de Dieu, et pouvais-je la laisser tomber entés mains pour partager tes supplices? » Et Satan demanda de nouveau: « Pourquoi, ô Reine, à l'heure de l'agonie de cette âme, nous avez-vous mis en fuite de telle sorte qu'aucun de nous n'a pu ni la troubler ni l'effrayer? » La Vierge répliqua : "J'ai fait cela à cause de l'ardent amour qu'elle me portait." »
Cependant, vous semblez me répondre comme si je vous avais agressé. Je n'ai jamais eu l'intention de vous offenser, et je me doute bien que vous croyez que le Christ est Dieu, ma citation de Renan n'était qu'une métaphore pour montrer le risque de glissement relativiste sans pour autant vous en accuser.
A notre décharge à tous deux, il faut reconnaitre que la discussion par internet s'échauffe souvent car elle peut faire croire à l'un des interlocuteurs que l'autre le méprise ou l'agresse alors même qu'il cherche à discuter, ce qui était mon cas, même si peut-être maladroitement exprimé.