Rémi - 2011-01-09 21:20:31
En effet,
cher M. Parfu, l'Ecriture nous enseigne à plusieurs reprises que les anges seront en cette occasion comme en de nombreuses autres déjà les ''agents'' de la volonté divine. Ceci est établi.
Toutefois ce que vous dites semble s'appliquer surtout au Jugement général, après la résurrection de la chair, et peu ou pas du tout au jugement particulier de l'âme aussitôt après la mort corporelle, encore qu'on puisse imaginer que déjà ce soient des anges, ou notre ange gardien qui sait, qui présente l'âme du défunt au Ciel pour le Jugement particulier.
Quant aux représentations humaines, aussi traditionnelles soient-elles (médiévales ici ) et celle-ci est bien connue et en effet relativement courante, elles ne sont que cela dans la mesure où elles n'illustrent pas une donnée révélée.
Mais qu'en est-il vraiment ? Est-ce un saint archange qui doit peser les péchés et les mérites de nos âmes, ou bien le Souverain Juge, le Christ, seul réellement parfaitement juste et parfaitement omniscient, dont le Jugement ne requiert je crois aucun secours (encore moins celui d'un accusateur perfide, fort peu impartial, et lui-même déjà condamné de toute éternité ! )pour savoir et décider ce que valent nos âmes ?
Aussi ''sympathique'' que soit cette image de saint Michel ''psychostase'' , en plus de présenter de forts relents païens et de n'être nullement fondée dans les Ecritures à ma connaissance, elle me semble être une offense à la Majesté divine du Christ, omniscient et omnipotent dans Son Jugement, qu'il n'appartient qu'à Lui d'effectuer.
Je ne reviens pas sur l'idée de la ''présence'' d'un Satan servant en quelque sorte au côté du Christ en Son tribunal, en ces moments solennels et terribles entre tous, ou s'exerce la Justice Parfaite. Mais il va de soi toutefois que le diable et les mauvais anges concourent non à la sentence mais à son exécution s'il s'agit d'une condamnation, comme le montre il me semble le frère Reginald dans sa continuation de la Somme du Docteur Commun. Cela est une autre chose.
Cordialement.