en effet car je le plains par avance
Luc Perrin - 2011-01-07 15:06:42
en effet car je le plains par avance
le futur archevêque d'un diocèse si profondément dévasté - "rénové" selon l'Ordinaire en partance - devra porter une lourde croix pectorale s'il veut redynamiser de façon authentique cette fois la portion de peuple de Dieu à lui confiée.
Pour Tactus, l'usage dominant - rares sont les exceptions telles Mgr di Falco - veut qu'un évêque auxiliaire (qui n'est pas un coadjuteur) ne succède pas au titulaire du siège. Ils sont le cas échéant appelés à un autre siège titulaire, tel Mgr Blaquart (ex-auxiliaire de Bordeaux) qui a remplacé l'excellent Mgr Fort à Orléans.
Après la très brève embellie de 2008, la politique de nomination des évêques en France paraît être revenue à sa ligne "classique" depuis les années 1970 et que l'abbé Barthe a bien décrite il y a quelques années. Les changements de secrétaire d'État, de minutante en charge des affaires françaises, de nonce, la disparition d'un cardinal influent, rien n'y fait, le(s) profil(s) habituels se succèdent imperturbablement pour nourrir l'optimisme du "Renouveau" conciliaire dans notre pays où se meurt le catholicisme.
Ce doit être l'effet d'une "protection surnaturelle" à la façon dont Amos voyait les "progrès" de la paix dans le monde depuis Assise I en 1986. L'un de ces "bienfaits qui ne sont plus à démontrer" selon la formule comico-tragique du même Amos plus mage que prophète en la matière.