Bien instruire les fidèles face aux dérives du rite de 1962
Adso - 2011-01-05 14:42:37
Bien instruire les fidèles face aux dérives du rite de 1962
Je sollicite l'avis d'éminents spécialistes et des profanes:
Lors d'une assez récente messe dans une paroisse diocésaine (qui est biritualiste mais avec deux prêtres), je me suis demandé ce que sont devenus les "livrets" qui existaient autrefois dans certaines paroisses, suite aux dernières modifications du VOM en 1962 (j'en ai 1 exemplaire d'une paroisse d'Alger, très bien fait)
Vous me direz avec justesse, "ils ont été mis au panier suite au NOM"
Je me demande s'il ne serait pas opportun (j'en parlais il y a peu avec mon beau frère) de rééditer de petits livrets.
Le but est de lutter contre des introductions fâcheuses, d'une partie du rite de 1965 ( par exemple, mais pas seulement car il y a aussi des emprunts au NOM, parfois), comme on peut le voir à Randol (dans une moindre mesure) ou à Fongombault.
Vous me direz aussi, les introductions concernent plus le rôle du célébrant (je ne vais pas entrer dans les détails, mais les points sont facilement "listables") que le rôle semi passif des fidèles.
Néanmoins, une codification plus simple à manipuler que celle des missels permettrait aux fidèles de suivre mieux, et "obligerait" dans une certaine mesure le célébrant à respecter les rubriques, pour éviter de perdre les brebis.
Une telle "republication" (sans se heurter déjà, aux droits d'auteurs) serait très pratique !
Je me demande tout de même comment ces "livrets" seraient perçus !
Le premier point concerne "l'autorité " que revêtent ces livrets:
Je ne suis pas certain que les évêques français voient d'un bon œil ces publications (autorisées ? par qui ?)
En quoi le célébrant se sentirait tenu de corriger sa manière de dire la messe, même si elle n'est pas conforme « rubriquement » parlant.
(Sans parler que l'introduction de tels livrets ne peut se faire qu'avec le plein assentiment du curé, qu'on ne peut mettre devant le fait accompli…)
Aller au delà en sollicitant la commission ED ne rallumerait il pas une querelle liturgique inutile, car en effet, bien souvent 90 % des fidèles sont satisfaits de ces petits arrangements liturgiques, et les autres n'ont qu'à prendre leurs voitures pour aller ailleurs, dans la mesure ou estiment ils, les fondements ne sont pas touchés et que l'essentiel, le sacrifice de la messe est Là !
Qu'en pensez-vous ? Comment arriver à une meilleure célébration, respectueuse du missel, et comment aider le prêtre à respecter le dit missel ?
A moins que ces questions ne regardent pas les fidèles, qui jouent souvent aux apprentis liturgistes...
merci de vos lumières ou expériences !