Promouvoir la laïcité en espérant que les masses musulmanes s’y convertiront et deviendront ainsi républicano-compatibles est ainsi à la fois une illusion (tant ce concept de laïcité, absolument impie aux yeux des musulmans, est étranger à l’islam) et une faute, tant elle est contraire aux conditions de la renaissance de notre nation. La laïcité n’est qu’un parasite de la chrétienté. Elle peut la détruire comme le gui tue inéluctablement le pommier sur lequel il se trouve : il ne survit cependant pas lui-même à sa disparition. Les « Hussards noirs de la République » ont ainsi disparu, emportés par les vents violents de Mai 68, mais aussi par la révolution conciliaire. L’Église qui, par sa puissance, justifiait, par antithèse, leur existence les a entraînés dans sa chute. Contrairement à ce que déclarait, dans un récent entretien à Présent, Marine Le Pen, le choix n’est pas entre la laïcité et la croisade, mais entre la restauration de la civilisation chrétienne et le retour à la barbarie. Comme l’écrivait Péguy : « Ces croisades, que nos pères allaient chercher jusque sur les terres des Infidèles, ce sont elles aujourd’hui qui nous ont rejoints et nous les avons à domicile. Toutes nos maisons sont des forteresses in periculo maris ». [...]. Le propos n’a rien perdu de son actualité comme nous le rappelait Jean-François Chemain dans « Enseigner en banlieue in caritate et veritate » (publié dans notre revue Renaissance Catholique n° 114), le christianisme a marqué de son empreinte indélébile nos paysages ruraux et citadins, il imprègne encore notre vie quotidienne et nos institutions, il a inspiré tant de nos œuvres d’art en littérature, peinture, sculpture… que le réduire à la sphère privée serait dénaturer, au sens le plus étymologique du terme, l’identité même de la France. [...] En ce nouvel an de grâces 2011, calculé depuis la date du jour de la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ (nouvelle fâcheuse entorse à la laïcité), nous mettrons notre espérance dans l’avenir de la France non dans le piège fumeux de la laïcité mais dans la prière d’intercession des saints de France et dans la réappropriation par un peuple, devenu de plus en plus étranger à son destin, de sa véritable vocation de fils aîné de l’Église.
Source : Renaissance Catholique Il est "relativement" facile de critiquer les musulmans qui envahissent les rues le vendredi soir. Mais si on en reste là, ce n'est qu'un constat... une indignation facile. Trouver une réponse, c'est un autre problème. D'ailleurs, à ma connaissance, il n'y a que des socialistes qui ont proposée une solution (qui est de construire encore plus de mosquées) et je crois que tout le monde est d'accord, quoique pour des raisons divers, pour dire que ce n'est pas une solution ! Voilà un texte bien envoyé : il ne tombe pas dans la démagogie anti-musulmane ni l'angélisme. C'est un véritable appel à la prière et à l'action.