Tibère - 2011-01-03 22:58:01
Désolé, mais
vous n'y êtes pas du tout, Monsieur l'abbé.
Vous écrivez : "Votre défense qui tend à montrer comment vous avez soutenu Rome, vous contrairement à d'autre... quand Rome vous agréait, ne me semble pas probante..."
Mais justement, c'est là que vous commettez, me semble-t-il, une erreur fondamentale de perspective.
La FSSPX ne se bat pas pour imposer "sa" doctrine ou "son" point de vue en espérant que Rome l'agrée.
Elle dit simplement la chose suivante : entre le magistère pré-conciliaire et le magistère post-concilaire des ambiguités semblent introduites et ce qui était défendu hier et autorisé aujourd'hui. Ainsi, à titre d'exemple, le cardinal Ratzinger dans son livre "Les principes de la théologie catholique" n'a pas hésité à écrire que Gaudium et Spes était un contre-syllabus. Je ne cite que cet exemple mais d'autres pourraient être rapportés. Il y a bien, de l'aveu même du Cardinal, une opposition nette (que peut-il y avoir de plus net qu'un "contre" ?) entre l'avant et l'après Concile.
J'ajoute, Monsieur l'abbé, que le pape Benoît XVI a expressément voulu que des discussions doctrinales soient ouvertes entre Rome et la FSSPX où toutes les questions disputées puissent être abordées au fond. Croyez-vous, Monsieur l'abbé, que ce soit sur des points de détail et parce qu'il n'y aurait que peu de différences que le pape a désiré ces discussions ? Pensez-vous sérieusement, Monsieur l'abbé, que si le pape avait estimé que la FSSPX était simplement un moulin à critiques il aurait tenu à ces entretiens au plus niveau ?
Ne soyez pas plus papiste que le pape.
Benoît XVI connaît parfaitement le fondement des observations de la FSSPX sur des questions aussi importantes que la liberté religieuse, le dialogue oecuménique, la notion de collégialité, etc.