Lux - 2011-01-03 22:54:01
Stop.
Il faut arrêter avec cet argument. Les bonnes nouvelles, on s'en réjouit, mais c'est tout, parce qu'il n'y a rien d'autre à dire (le reste a lieu dans le coeur - la joie n'est pas un acte intellectuel). Les mauvaises nouvelles, en revanche, doivent être analysées, commentées à n'en plus finir s'il le faut, car elles ne sont pas une fin en soi et amènent nécessairement à réfléchir sur les moyens à trouver pour qu'il n'y en ait plus de telles, sur les moyens de corriger l'erreur qui les a produites.
Votre argument, maintes fois entendu aujourd'hui ("on commente toujours les mauvaises nouvelles, jamais les bonnes", ce qui conduirait à "déformer la réalité"), est malheureusement typique du relativisme contemporain, car il met le bien et le mal sur le même plan. C'est parce que le bien est une fin en soi que l'on en parle pas, et parce que le mal doit être vaincu par le bien que l'on en parle tout le temps. Et c'est très bien comme cela. Ceux qui voient dans cet intérêt pour ce qui ne va pas un machiavélisme sordide sont un peu étranges, me semble-t-il.