Lux - 2011-01-03 16:57:46
Et quand bien même !
Avant tout, il faut signaler que ce n'est pas là le scandale le plus grave. Le scandale le plus grave, c'est la modification constante, dans une grande majorité des messes dites en France, des paroles de la messe clairement indiquées dans le missel romain. Cela se manifeste à tous les degrés - depuis "fruit du travail des hommes et des femmes" jusqu'à "ceci est le pain d'amour qui représente mon corps" (deux exemples vécus). Une chorégraphie marque le même irrespect pour la liturgie, mais cela ne va pas au-delà. Une modification du missel est la preuve d'un éloignement de la foi de l'Eglise, transmise par la Parole du Christ - en plus d'une désobéissance manifeste.
Je ne sais pas si l'"état de nécessité" se justifie ou non. Je ne sais même pas ce que c'est que l'"état de nécessité" : y a-t-on fait référence au IVe siècle ? Mais je ne laisserai jamais dire à quiconque que les messes sont plutôt bien célébrées dans les paroisses françaises. C'est archi-faux ; il suffit de voyager un peu (ce n'est d'ailleurs même pas obligatoire : j'habite à Paris, dans un diocèse soi-disant orthodoxe car lustigérien, et je pourrais vous emmener en visite guidée du musée des ânerie liturgiques de la capitale). Le scandale est tel qu'il me paraît même difficile d'exagérer la situation en matière de désastre liturgique.