Il l'annonce le 1er janvier
Yves Daoudal - 2011-01-02 18:27:32
Il l'annonce le 1er janvier
parce que le 1er janvier est la Journée mondiale de la paix et que dans son message pour cette journée il souligne que cette année est le 25e anniversaire de la journée d'Assise.
Il n'y a pas de double-langage chez Benoît XVI, pas plus qu'il n'y en avait chez Jean-Paul II.
Ce qui est vrai est que la compréhension de la doctrine de la liberté religieuse esquissée par Dignitatis Humanae et explicitée par Jean-Paul II, et de façon de plus en plus insistante par Benoît XVI, exige un gros effort intellectuel quand on est imprégné de la doctrine des papes du XIXe siècle et du début du XXe (je parle autant pour moi que pour d'autres).
Mais Benoît XVI fait lui-même l'effort de nous faire comprendre de quoi il s'agit. Il le fait de façon approfondie dans son discours des voeux à la Curie et dans son message du 1er janvier. Je parle du dernier discours à la Curie, dans le passage sur la conscience selon le bienheureux cardinal Newman, qui éclaire (et qui est au moins en partie à l'origine de) la déclaration Dignitatis Humanae. Ceci est évidemment important dans la pensée de Benoît XVI, comme l'avait déjà montré son célèbre premier discours des voeux à la Curie en 2005, celui de l'herméneutique de la réforme dans la continuité, qui était précisément centré sur la liberté religieuse.
Il est très clair aujourd'hui que Dignitatis Humanae n'est pas une déclaration adventice du concile Vatican II mais un élément du magistère.
De façon analogue, la doctrine de Lumen Gentium peut paraître très éloignée de la constitution de Vatican I sur l'Eglise, alors qu'elle est manifestement plus centrale dans la Tradition. Car quiconque connaît les Pères de l'Eglise (les PERES DE L'EGLISE), et d'abord saint Paul, sait que l'Eglise est d'abord mystère de communion (et non d'abord société hiérarchique et monarchique).