Sauf erreur...
Vianney -  2010-12-30 21:03:15

Sauf erreur...

...les Galates auxquels s’adressait saint Paul n’étaient pas tous des puits de science. Ce qui est certain en tout cas, c’est que c’étaient tous des chrétiens de fraîche date ! Pour ce qui est de Vatican II, les premiers opposants, prêtres et laïcs, n’avaient pas tous des grades universitaires non plus. A l’exception de l’abbé de Nantes, leur premier mouvement a d’ailleurs été, non pas de contester Vatican II, mais de soutenir Paul VI contre les hiérarques et les prêtres “progressistes”. En Belgique, de braves laïcs avaient organisé des journées de prière dans le cadre de “l’Année de la Foi” (1967) proclamée par Paul VI : le seul soutien épiscopal qu’ils ont reçu leur est venu du nonce, Mgr Oddi. Et de tous les évêques, un seul, Mgr Van Peteghem, a d’ailleurs pleinement adhéré à Humanæ Vitæ. Mais curieusement, lorsque des prêtres écrivaient au Saint-Siège pour demander conseil, la seule consigne qu’ils en recevaient, c’étaient d’obéir à leurs évêques ! Et pour avoir un peu trop appuyé certaines de leurs demandes, des nonces étaient rappelés à Rome, à la demande des évêques locaux. Certains ont alors commencé à soupçonner Paul VI de complicité avec la subversion dans l’Église, surtout à partir de l’introduction du N.O.M. Et encore, ce fut très progressif. Il est par exemple frappant de constater qu’un auteur comme Pierre Virion, pourtant bien informé des plans des ennemis de l’Église qui semblaient se réaliser sous ses yeux, ne met Paul VI en cause dans aucun de ses ouvrages datant de ces années-là. Quand le B’naï B’rith se vante à la même époque d’avoir changé la pensée de l’Église à Vatican II, le R.P. Saenz, futur excommunié et futur sédévacantiste, prend encore la défense de Paul VI !... Le même scénario a recommencé avec Jean-Paul Ier, Jean-Paul II... : chaque fois, les nouveaux élus ont commencé par bénéficier d’un préjugé favorable chez la plupart des tradis. Il a fallu Assise et la première visite à la synagogue de Rome pour inverser cette tendance, et amener peu à peu Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer à l’idée de sacrer des évêques. Il est donc bien certain que de nombreux “charbonniers catholiques” existent encore dans l’Église “conciliaire”, et je serai d’autant moins enclin à leur jeter la pierre que j’ai longtemps été l’un d’eux. V.