Pie XII défend l'unité du genre humain
Athanase - 2010-12-28 21:19:16
Pie XII défend l'unité du genre humain
« La première de ces pernicieuses erreurs, aujourd'hui largement répandue, est l'oubli de cette loi de solidarité humaine et de charité, dictée et imposée aussi bien par la communauté d'origine et par l'égalité de la nature raisonnable chez tous les hommes, à quelque peuple qu'ils appartiennent, que par le sacrifice de rédemption offert par Jésus-Christ sur l'autel de la Croix à son Père céleste en faveur de l'humanité pécheresse ». (PIE XII, Summi Pontificatus)
Il y a une unité naturelle et surnaturelle du genre humain, si on suit les enseignements des papes. Je vous rejoins. L'unité surnaturelle étant obtenu par le Christ. Nulle part il n'est dit qu'il faille nier que cette unité n'existe pas à l'état naturel. Certes, et là on peut rejoindre un certain nombre de penseurs, cette unité ,n'existe pas de manière immédiate: il y a forcément des appartenances, des groupes qui font que cette humanité est plurielle. Mis au part la famille, irréductible aux autres groupes, il me semble que les groupes politiques présentent une nature plus aléatoire: dans l'histoire des pays, des Etats et des peuples ont disparu, remplacés par de nouvelles "polities". Le mouvement n'est peut-être pas fini. D'ailleurs, l'Eglise ne prend parti sur la question des formes politiques qui organisent l'humanité : unité mondiale, fédération, ensemble de fédérations, Etats-nations... Rien n'interdit à un Chrétien de penser que le monde pourrait être régi par une communauté politique unique. On peut le penser, sans risquer le reproche d'hérésie. Le Cardinal OTTAVIANI envisageait sérieusement une République universelle lors du Concile Vatican II. Que je sache, il n'appartenait pas à la majorité conciliaire...
En revanche, là où le mondialisme est condamnable est lorsqu'il prétend assurer non plus l'unité politique, mais bien l'unité surnaturelle du monde. Dans ce cas, il rejoint les oeuvres démesurées des idéologies séculières que furent le communisme ou le libéralisme.