Il est libre de l'observer
Rémi - 2010-12-22 16:25:19
Il est libre de l'observer
en tant que cela ne contrevient pas à la loi en vigueur, mais nullement parce que l'ancienne, abrogée, le lui commande, et il ne peut s'en réclamer, en droit elle n'existe plus.
La loi en vigueur (et vous voyez qu'il est question des anciens canons qui sont repris) est :
Can. 6
1 Avec l’entrée en vigueur du présent Code, sont abrogés :
1° le Code du droit canonique promulgué en 1917 ;
2° les autres lois universelles ou particulières, contraires aux dispositions du présent Code, à moins d’une autre disposition expresse concernant les lois particulières ;
3° toutes les lois pénales universelles ou particulières portées par le Siège Apostolique, à moins qu’elles ne soient reprises dans le présent Code ;
4° les autres lois disciplinaires universelles qui concernent une matière entièrement réorganisée par le présent Code.
2 Les canons du présent Code, dans la mesure où ils reprennent l’ancien droit, doivent être interprétés en tenant compte aussi de la tradition canonique.
C'est ainsi.
De plus, là où la loi en vigueur est plus souple que la loi abrogée, mais que cette dernière portait condamnation et peine sur ce même objet, il faudrait alors au nom de la loi abrogée porter condamnation et peine à l'encontre de ceux qui observent la loi en vigueur !! Ou bien accepter d'oberver un coup un Code , un coup l'autre , et pourquoi pas telle autre fois tel autre corpus antérieur encore ??! Pur non-sens, à faire frémir, que je ne présente qu'à titre anecdotique, car enfin, est-ce si difficile de recevoir et d'observer la Loi que nous donne l'Eglise? Ou bien de dire honnêtement que non, on ne l'observe pas (comme c'est flagrant pour le canon sixième) , sans plus chercher à ménager la chêvre et le choux?