Un avis de canoniste...
Père M. Mallet -  2010-12-22 11:16:35

Un avis de canoniste...

Très Cher Confrère, Merci pour vos posts toujours si intéressants. Sur le sujet qui nous occupe ici, je n'ai pas eu l'occasion de consulter les commentaires des autres langues, mais pour moi il est clair que l'autorisation de communier à la messe de la nuit et celle du jour (même si elle avait fait l'objet d'une décision relativement ancienne) est reprise et englobée dans la disposition actuelle du Code (disposition prise précisément pour des cas comme Noël, et les autres cas exceptionnels : mariage..., voire pour la messe anticipée du samedi soir). Le prêtre célèbre trois messes "le jour de Noël", même si une des trois est à minuit. Et ainsi, par analogie, la messe de minuit est à mon sens incluse dans le décompte des messes "de la journée". Donc, si un fidèle communie à la messe de minuit et à celle de l'aurore, à mon sens il n'a pas le droit de communier à la 3° messe. Ce qui est permis est permis. Cependant, la situation des fidèles qui manifestent trop d'empressement à accumuler un maximum de communions (éventuellement en enfreignant la norme) pose un problème d'accompagnement spirituel. N.B. : Le mot "jour" peut avoir deux sens en fonction du contexte : - période de 24 heures (de minuit à minuit - avec les adaptations nécessaires pour les messes anticipées du samedi soir, qui à mon avis sont à décompter au titre du dimanche, et qui au départ devaient avoir un caractère exceptionnel pour les gens qui ne peuvent pas venir le dimanche) ; - partie diurne de cette période (par opposition à nuit).